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UMP : Copé admet "une crise désastreuse" et préconise le "dialogue"

Jean-François Copé

Jean-François Copé - -

Le rival de François Fillon à la présidence de l'UMP réaffirme son opposition à "repartir dans une campagne interne" avant les municipales de 2014.

Rien n'est encore réglé. Le président proclamé de l'UMP Jean-François Copé dit néanmoins espérer parvenir à "une solution politique plutôt que judiciaire" avec son rival François Fillon mais il réaffirme son opposition à "repartir dans une campagne interne" avant les municipales de 2014.

Interrogé dans le Parisien ce dimanche, le député-maire de Meaux explique: "On prend juste le temps de se parler parce que cette crise est désastreuse pour notre famille politique. On essaie de surmonter cette période par le dialogue plutôt que par le conflit".

Mais pas question pour lui d'aller au-delà de sa proposition d'organiser un nouveau vote après les municipales de 2014 (elles sont prévues statutairement en 2015) comme le lui demandent François Fillon et des non-alignés qui souhaiteraient voir le litige tranché "dans un délai raisonnable".

"Nous ne pouvons pas nous permettre de repartir dans une campagne interne qui amènerait son nouveau lot de divisions alors que notre famille est déjà fragilisée. Il nous reste quinze mois avant les municipales. Une grande vague bleue est possible. L'urgence est donc au rassemblement et cela doit emporter sur tout le reste", fait-il valoir.

Décidé à tourner la page

L'ancien ministre se dit "personnellement décidé à tourner définitivement la page, malgré la violence de certaines attaques".

Interrogé sur la menace brandie par François Fillon de porter l'affaire en justice si aucun accord n'était trouvé, Jean-François Copé dit ne pas ressentir de pression à ce sujet.

"Si François Fillon souhaite aller en justice, il sait que je lui présenterai de très nombreux arguments pour conforter les raisons de mon élection", explique-t-il en affirmant espérer "une solution politique plutôt qu'une solution judiciaire". "Objectivement", dit-il, "ce serait la pire voie qui soit".

S.A. avec AFP