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NKM: "Valls plaît car il est le moins socialiste du gouvernement"

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris.

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la mairie de Paris. - -

Nathalie Kosciusko-Morizet était l'invité de Bourdin Direct lundi matin. Elle a abordé les questions de sécurité à Paris, et en a profité pour tacler le ministre de l'Intérieur.

En difficulté dans les sondages pour la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet a décidé de jouer la carte de la sécurité et de la délinquance pour marquer des points. Invitée d'Olivier Truchot lundi sur BFMTV, la candidate UMP a taclé le ministre de l'Intérieur.

"Manuel Valls parle beaucoup d'interview en interview, on sent bien qu'il essaie de montrer l'image d'un homme fort, avec la République qui est très souvent convoquée, mais derrière, que se passe-t-il? Il y a une pression de la délinquance de rue, l'augmentation des cambriolages... Moi je serai plutôt sur le terrain à résoudre les problèmes."

Arrêtés anti-mendicité et caméras de surveillance

A la question de savoir pourquoi Manuel Valls plaît alors autant à droite, NKM tranche: "C'est comme si Manuel Valls était la dernière illusion du socialisme. Il y a beaucoup de déceptions sur l'action du gouvernement, sur le Premier ministre. On a besoin de se raccrocher à quelque chose, et donc on choisit le moins socialiste du gouvernement. Si il y a une telle déception, mieux vaut carrément changer."

Une allusion évidente à sa candidature à la mairie de Paris. Et du changement, elle veut en proposer. "Saviez-vous que cette municipalité socialiste n'a pas renouvelé les arrêtés anti-mendicités, pour des raisons idéologiques? Ces arrêtés ne résoudent pas tous les problèmes, mais offrent une base légale à des contrôles d'identité, pour lutter contre certains phénomènes de délinquance de rue."

Autre cheval de bataille, la vidéosurveillance, qu'elle juge "insuffisante" à Paris. "La ville est sous-équipée". "Je veux un maire de Paris totalement investi dans les questions de sécurité", conclut la députée.

Alexandra Gonzalez