BFMTV

Les Républicains: Alain Juppé lance son "mouvement des jeunes"

BFMTV

Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite et du centre pour 2017, a lancé "Le mouvement des jeunes avec Juppé", dans une ambiance chaleureuse ce mardi à la Plaine-Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, en assurant à ses jeunes supporters qu'il avait "besoin de leur regard sur la société".

Plus de 450 jeunes se pressaient dans un café situé près du stade de France. Il y avait également Fabienne Keller, ex-maire de Strasbourg, et présence beaucoup plus inattendue, celle de Xavière Tiberi, épouse de l'ancien maire de Paris.

"Juppé président", "Juppé 2017"

A l'arrivée de l'ancien Premier ministre, pendant de longues minutes, on claque des mains, on scande son nom, on crie "Juppé président" ou "Juppé 2017", des "on va gagner". Juppé savoure, semble heureux et décontracté, parle de son "émotion" et de "la responsabilité" qui lui incombe pour "ne pas décevoir" tous ces jeunes qui croient en lui.

"On est ici parce que c'est en Seine-Saint-Denis que s'est monté le premier comité des jeunes avec Juppé", lance un jeune homme au micro. "Bientôt, il y aura 1.000 comités dans toute la France!". Le candidat à la primaire le prend au mot.

"J'ai besoin de vous", lance Alain Juppé aux jeunes

"1.000 comités et trois millions de votants", affirme-t-il, alors que les sondages montrent que plus il y aura de participants à la primaire, plus il a de chances de l'emporter. Il promet de "transformer (sa) très petite entreprise en multinationale". "J'ai besoin de vous. La route sera longue" mais "j'ai la détermination, la volonté", lance encore Alain Juppé aux jeunes, en leur assignant plusieurs objectifs: "mettre en place des réseaux sur le terrain", l'aider dans son "travail de préparation, de propositions", lui faire remonter "les attentes" de la jeunesse.

"Vous êtes mes relais", leur dit-il. "Aller voir les jeunes dans les universités, sur leurs lieux de travail, dans les associations. Montrez-leur que vous êtes attentifs à leurs problèmes, que vous cherchez des solutions. Allez-y quand vous m'inviterez, je viendrai", promet-il.

Après avoir dénoncé "le plantage" de la politique du gouvernement, l'ancien Premier ministre déroule à nouveau ses objectifs: "inverser la courbe du chômage, mais sérieusement cette fois", "renouer avec la croissance, avec la confiance", en faisant "sauter les verrous qui empêchent les entreprises d'embaucher", "réussir l'école de demain" (il fera des propositions sur cette question dans un livre, à la rentrée de septembre), "redonner aux concitoyens l'envie d'Europe".

La nouvelle idée de "l'identité heureuse"

Il évoque à nouveau une idée qui lui est chère, "l'identité heureuse". Malgré les critiques, "je persiste et je signe", dit-il. "Nous sommes une société diverse, différents milieux, origines, religions. Vouloir gommer ses différences en assimilant, ça n'a pas de sens", répète-t-il, dans une nouvelle pique à Nicolas Sarkozy qui prône "l'assimilation" plutôt que l'intégration. Le candidat dit encore: "Je rétablirai les bourses au mérite". Succès garanti auprès de ce public essentiellement composé d'étudiants.

"Les journalistes nous demandent 'pourquoi Juppé?', lâche un jeune homme au micro. C'est stupide. La réponse est évidente. Lui veut apaiser, rassembler, réformer". Les vivats redoublent.

Jé. M. avec AFP