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Les chiraquiens anti-Juppé lancent la charge

Michèle Alliot-Marie

Michèle Alliot-Marie - Kenzo Tribouillard - AFP

Après François Baroin ou encore Jean-Louis Debré, c'est au tour de la chiraquienne Michèle Alliot-Marie de prendre position dans le duel de présidentiables à droite. Entre eux, à 18 mois du scrutin, la division est de rigueur.

Dans la famille des héritiers politiques de Jacques Chirac l'ambiance n'est pas à la fête. Le duel qui devrait opposer à droite Alain Juppé à Nicolas Sarkozy lors de la primaire en vue de la présidentielle de 2017 paraît cristalliser les tensions. Ainsi l'ancienne ministre Michèle Alliot-Marie dit du maire de Bordeaux, en privé, rapporte Le Parisien vendredi: "Chirac lui a rendu un mauvais service en lui disant qu'il était le meilleur d'entre nous. Il l'a cru."

François Baroin s'était lui montré plus cruel mardi. "On reconnaîtra tous qu'Alain Juppé était le préféré, mais pour beaucoup d'entre nous, ce n'est pas le meilleur. (...) J'ai été très fier d'entrer dans son gouvernement (en 1995), mais avec lui, on n'a été que de déception en déception", a-t-il déclaré dans L'Opinion

Et derrière les politiques de carrière qui choisissent dès aujourd'hui un camp (Juppé pour Debré ou Raffarin, Sarkozy pour Jacob), le combat pour l'investiture Les Républicains opposent la famille Chirac. En effet, si l'épouse de Jacques Chirac, Bernadette roule pour Nicolas Sarkozy, sa fille Claude soutient Juppé. Elle est aussi la porte-parole officielle de son père...

Jacques Chirac, qui préférait Hollande à Sarkozy en 2012, et Alain Juppé s'afficheront ensemble le 19 novembre prochain à l'occasion de la remise annuel du prix de la fondation de l'ancien président de la République.

S.A.