BFMTV

Copé : "Bien sûr, je suis le vainqueur"

-

- - -

Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV, lundi matin, Jean-François Copé a réaffirmé qu'il est le vainqueur de l'élection pour la présidence de l'UMP, alors que le parti est plus que jamais en crise.

"Ce n'est pas responsable de revoter", a lancé Jean-François Copé sur BFMTV et RMC, lundi matin, après avoir affirmé : "bien sûr, je suis le vainqueur", alors que la crise au sein de l'UMP, suite au vote du dimanche 18 novembre, entre dans sa deuxième semaine.

Refus d'un nouveau vote

Pour le député-maire de Meaux, il est hors de question de réorganiser le vote. "Ce que l'on attend de la Commission nationale des recours, c'est qu'elle proclame le résultat au vu de ce qu'elle a observé", a insisté Jean-François Copé, qui estime que les fraudes relevées dans certaines fédérations, notamment en Nouvelle Calédonie, concernent une "partie infime de l'électorat".
"Quand il y a des fraudes observées sur une part infime de l'électorat, on ne va pas demander à tout le monde de revoter", a-t-il jugé.

Quant à la proposition de Nathalie Kosciusko-Morizet, lundi matin sur Europe 1, de refaire l'élection - une proposition appuyée par le lancement d'une pétition en ligne - Jean-François Copé a estimé qu'elle n'a "pas beaucoup de sens".

"Pas la mort de l'UMP"

"C'est une crise, nous allons la surmonter", a ensuite déclaré Jean-François Copé, alors que la presse évoque largement, lundi matin, un "suicide" du parti et son "implosion". "Ca n'est absolument pas, comme on le lit dans les journaux, la mort, le suicide de l'UMP, pas du tout", a-t-il poursuivi, en précisant, quelques minutes plus tard : "Mon intuition est qu'il n'y aura pas de scission" au sein de l'UMP.


"J'ai tenu bon par amour de la France"

A la question de savoir si la crise au sein de l'UMP reflète une querelle d'égos, Jean-François Copé reconnait qu'il s'agit d'une "querelle de personnes, une querelle d'idées".

Et de confier : "J'ai pris beaucoup de coups depuis trois mois, beaucoup. J'ai tenu bon. J'ai fait mes meetings, j'ai été voir les militants, c'est à eux que j'ai parlé, loin des sondages, loin des commentateurs. Qu'est-ce que j'ai vu ? J'ai vu que les militants ont répondu présent".
Avant d'ajouter : "J'ai tenu bon par conviction, par engagement, par amour de la France et par amour de notre parti."

>> Retrouvez l'intégralité de l'émission

Adrienne Sigel