BFMTV
Les Républicains

Claude Guéant: "Je suis l'objet d'une instrumentalisation de la justice"

L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant était l'invité d'Apolline de Malherbe dans BFM Politique, ce dimanche à 18 heures. "Je suis innocent de toutes les accusations qui sont portées contre moi", a-t-il assuré, s'exprimant pour la première fois depuis sa garde à vue, mardi.

"Je suis victime d'un acharnement". Ce dimanche, dans BFM Politique, l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant, cité dans six affaires différentes, répondait aux questions d'Apolline de Malherbe, pour la première fois depuis sa garde à vue, cette semaine, dans le cadre de l'enquête sur les sondages de l'Elysée, épinglés par la Cour des comptes lors du dernier quinquennat.

"Tout est fait pour affaiblir Nicolas Sarkozy"

"Je suis l'objet d'une instrumentalisation de la justice", a dénoncé l'ancien ministre de l'Intérieur. "Si je n'étais pas Claude Guéant, si je n'avais pas exercé les fonctions que j'ai exercées, les poursuites dont je suis l'objet auraient été classées il y a bien longtemps". "Tout est fait pour affaiblir Nicolas Sarkozy", s'est-il insurgé.

Incarne-t-il les dérives en politique? "Il faudrait peut-être imaginer que je pourrais être innocent. Je suis un homme honnête et je suis innocent de toutes les accusations qui sont portées contre moi", a-t-il assuré, se disant "blessé". 

"Les sondages, c'est indispensable"

L'enquête porte sur d'éventuelles irrégularités dans les contrats conclus par l'Elysée avec neuf instituts de sondage ou sociétés de conseil durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Parmi elles, les sociétés de Patrick Buisson (Publifact) ou de Pierre Giacometti (Giacometti-Peron), deux proches conseillers de l'ancien président.

"Les sondages, c'est absolument indispensable à un gouvernement moderne", a plaidé Claude Guéant, affirmant ne pas avoir "participé à la commande de ces sondages".

"Je suis le seul à payer les pots cassés"

Sur l'affaire dite des primes en liquide, pour laquelle il ira en correctionnelle cet automne, Claude Guéant a, une fois encore, dénoncé "l'acharnement de la justice"."Je suis renvoyé devant le tribunal correctionnel sans qu'il n'y ait eu de procédure contradictoire", a-t-il avancé.

"II aurait fallu que je renonce aux primes? Je suis fonctionnaire, je trouve normal que je sois rémunéré". "Je ne trouve pas normal que je sois le seul à payer les pots cassés", a-t-il ajouté.

C. P.