BFMTV

Bruno Le Maire: "Notre groupe n'a pas été digne à l'Assemblée"

Le député Bruno Le Maire sur le plateau de BFMTV-RMC, jeudi 19 novembre 2015.

Le député Bruno Le Maire sur le plateau de BFMTV-RMC, jeudi 19 novembre 2015. - BFMTV

Invité de BFMTV-RMC jeudi matin, le député LR Bruno Le Maire a défendu plus de mesures de sécurité en France pour mieux prévenir d'éventuels attentats. Il en a également profité pour condamner le comportement de son groupe à l'Assemblée, mardi.

Le gouvernement a dévoilé mercredi son projet de loi pour prolonger l'état d'urgence. Un projet qui prévoit une série de mesures, comme l'assignation à résidence par exemple. Un texte soumis au vote à l'Assemblée dans un contexte particulièrement tendu, alors que l'union nationale prônée par François Hollande a volé en éclat dès mardi à l'Assemblée, lors d'une séance particulièrement houleuse.

"Notre rôle d'opposant n'est pas de jeter de l'huile sur le feu"

"Oui, je voterai ce projet de loi, sans aucune hésitation", a assuré le député Les Républicains Bruno Le Maire, jeudi matin sur BFMTV-RMC. "Je n'ai aucun d'états d'âme à voter tout ce que proposera le gouvernement qui peut renforcer la sécurité", a-t-il ajouté plus loin.

"Notre rôle d'opposant, ce n'est pas de jeter de l'huile sur le feu, ce n'est pas d'ajouter du désordre au désordre (...) mais de s'assurer que les mesures sont prises pour la sécurité" des Français, a-t-il poursuivi, soulignant en creux la nécessité d'une certaine union nationale dans cette période "qui touche tous les Français".

Le Maire condamne son groupe à l'Assemblée

"C'est un temps où le responsable politique doit faire preuve d'une immense humilité", a-t-il poursuivi. Justement, la séance parlementaire de mardi a été particulièrement violente, les députés LR ayant bruyamment manifesté leur désaccord avec le Premier ministre Manuel Valls, hué et chahuté lors de son hommage aux forces de l'ordre intervenues le soir des attentats du 13 novembre. A ce sujet, Bruno Le Maire a déploré des comportements indignes.

"Mardi, nous n'avons pas été dignes, notre groupe n'a pas été digne", a-t-il reconnu, prenant ses distances avec les huées qui ont accueillie la ministre de la Justice, Christiane Taubira, juste avant sa prise de parole. "Il faut juger les idées et non les personnes", a-t-il plaidé.

Enfin, interrogé sur les "ratés" du mandat Sarkozy dans la lutte contre le terrorisme, Bruno Le Maire a convenu que la majorité d'alors avait "eu tort de ne pas prendre la mesure de la chose". "Nous avons eu tort de considérer que Mohammed Merah était un loup solitaire", a-t-il affirmé.

S. C.