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Les Français se positionnent de plus en plus à droite

Un homme met un bulletin dans l'urne. - (Photo d'illustration) -

Un homme met un bulletin dans l'urne. - (Photo d'illustration) - - Sébastien Bozon

D'après une étude Ifop publiée ce jeudi, les Français se positionnent plus à droite qu'au début du quinquennat d'Emmanuel Macron, et se détournent de la gauche.

39% des Français se considèrent comme étant de droite. Ce chiffre est en hausse de cinq points par rapport à juin 2019, et de trois points par rapport à novembre 2017. D'après une étude réalisée ce jeudi par l'Ifop, la société française se détourne de la gauche et n'a jamais été aussi proche de la droite et du centre droit.

Une droitisation nette de l'électorat

Appelées à se situer sur un axe allant de 0 à 10, les personnes interrogées sont 13% à se placer à gauche, soit 10 points de moins qu'en mars 2017. Le nombre d'électeurs se positionnant au centre a également baissé: ils sont 32% aujourd'hui, soit une baisse de 6 points en trois ans.

À droite, les Français sont 11% à se situer sur le chiffre 9, contre 4% en novembre 2017. L'électorat de centre droit s'est également renforcé: ils étaient 8% à se situer sur le chiffre 6 en novembre 2019, et sont désormais 11%.

Cette droitisation de l'électorat touche également les sympathisants de la République en Marche, qui se situe en moyenne sur le chiffre 6,7 (proche de la droite) contre 6,2 pour l'ensemble des Français. En novembre 2017, ils se situaient sur le chiffre 5,6, proche du centre droit.

La conséquence de "choix politiques"?

Cité par Le Point, Jérôme Fourquet, le directeur de l'Opinion de l'Ifop, explique ce déplacement de l'électorat vers la droite par un "travail de substitution électorale", amorcé après les législatives de juin 2017.

"Lorsqu’Emmanuel Macron a constaté que la droite, en dépit de l’affaire Fillon, avait résisté en obtenant 100 députés, elle est devenue le camp à fracturer. D’où l’enchaînement de nominations et de choix politiques", analyse-t-il.

Étude menée en ligne du 7 au 10 juillet auprès de 2.041 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1 à 2,2%.

Fanny Rocher