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Les excuses d'Alexandre Benalla aux sénateurs

Avant de répondre aux questions des membres de la commission d'enquête du Sénat ce mercredi matin, Alexandre Benalla a tenu à présenter ses excuses aux sénateurs, et en particulier au président de la commission Philippe Bas, à l'égard desquels il avait eu des mots il y a quelques jours.

En préambule de l'audition d'Alexandre Benalla ce mercredi matin au Sénat, le président de la commission d'enquête, Philippe Bas, a indiqué qu'il ne souhaitait pas revenir sur des déclarations "extérieures". Mais dans son propos liminaire, l'ex-chargé de mission a préféré mettre le sujet sur la table aussitôt. Il faut dire qu'une semaine en arrière, Alexandre Benalla s'était emporté contre les sénateurs qui venaient de le convoquer, et tout particulièrement contre Philippe Bas, qu'il avait qualifié de "petit marquis". 

"J'ai ressenti un acharnement"

"Je tenais d’abord à préciser les propos que j’ai pu avoir lors d’une interview sur France Inter, qui ont été sortis de leur contexte. Je sais que certains d’entre vous ont été vexés, choqués par les propos qui étaient les miens", a-t-il introduit. 

Alexandre Benalla s'est ensuite justifié: "J’ai ressenti à un moment un acharnement politique, médiatique, j’ai eu l’impression qu’un certain nombre de personnes ont pu se servir des institutions de notre pays à des fins politiques et médiatiques". Il a poursuivi: "J’ai toujours défendu, respecté les institutions. J’ai servi les institutions de mon pays depuis l’âge de 18 ans. J’ai intégré la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale." 

Philippe Bas prend acte des excuses d'Alexandre Benalla

Alexandre Benalla a en outre assuré les parlementaires de sa déférence envers eux: "J’ai un profond respect pour le sénat, les sénateurs. Mon propos c’était l’impression d’avoir été instrumentalisé à des fins politiques et médiatiques". 

Il a ouvert le chapitre plus délicat des excuses: "J’ai été bien élevé, j’ai un profond regret pour le propos que j’ai eu à votre égard monsieur le président. Quelque soit la pression, quelques soient les circonstances, on ne s'en prend pas aux hommes". Se tournant vers Philippe Bas, il a alors dit plus clairement: "Je vous présente mes excuses, monsieur le président Bas, parce qu’on n’attaque pas les hommes."

Le destinataire de cette amende honorable a "pris acte" de l'initiative d'Alexandre Benalla. 

Robin Verner