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"Une gifle est une violence inacceptable": Manuel Bompard assure ne pas "minimiser" l'affaire Quatennens

Dans une interview, le député des Bouches-du-Rhône avait créé la polémique en estimant qu'"une gifle n'est jamais acceptable mais une gifle n'est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours".

"Je déplore la polémique à laquelle cette phrase a donné lieu". Invité de BFM politique ce dimanche, le député LFI des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard est revenu sur ses propos autour de l'affaire Quatennens, qui ont fait polémique au sein de la classe politique.

"Je ne minimise pas les faits (...), j'essaie de faire la part des choses: une gifle n'est jamais acceptable mais une gifle n'est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours et une gifle n'est pas égale à une personne qui est accusée de viols après avoir drogué les personnes qui l'accusent", avait estimé l'élu, dans une interview accordée à CNews.

"Sur les réseaux sociaux, je vois des échanges extrêmement durs et je sais que ça peut raviver des souffrances de victimes de violences conjugales", a déploré Manuel Bompard sur notre antenne, se disant "choqué" par le fait que sa phrase avait été "coupée".

"Je ne relativise pas"

"Une gifle est une violence inacceptable (...) Je ne banalise pas. Est-ce que j'ai dit qu’une gifle n’était pas grave?", a-t-il interrogé.

"Je ne considère pas qu'une gifle n'est pas grave. Je n'ai pas envie que cette politique donne l'impression que je relativise. Je ne relativise pas", a-t-il martelé, ajoutant qu'il ne "minimisait" pas les faits reprochés au député Quatennens.

Manuel Bompard a toutefois maintenu la nécessité, selon lui, d'une "gradation dans les faits". "Dire qu’il faut graduer, c'est dire qu'il faut être plus efficace dans la réponse. Tous les faits ne se valent pas", a-t-il estimé.

Fanny Rocher