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La droite s'oppose au retour de jihadistes français, un député réclame des "assassinats ciblés"

Pierre-Henri Dumont sur notre antenne. (Photo d'illustration)

Pierre-Henri Dumont sur notre antenne. (Photo d'illustration) - BFMTV

La droite s'est vivement opposée au retour envisagé par le gouvernement de 130 hommes, femmes et mineurs soupçonnés de jihadisme et détenus en Syrie dans les prochaines semaines. Un député LR est allé jusqu'à prôner des "assassinats ciblés" contre ces personnes.

Plusieurs responsables politiques de droite et d'extrême droite ont dénoncé l'éventuel retour, évoqué par le gouvernement, de jihadistes français détenus par les kurdes en Syrie, le député Les Républicains Pierre-Henri Dumont appelant même à des "assassinats ciblés".

La députée et secrétaire générale adjointe de LR Valérie Boyer a demandé lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale d'"empêcher que ces jihadistes qui ont trahi la France et combattu notre civilisation ne reviennent (...) en France". "S'ils posaient le pied en France, ils seraient immédiatement arrêtés et ils seront jugés", lui a répondu Christophe Castaner.

"On les tue sur place", soutient Pierre-Henri Dumont

Interrogé sur LCP, le député LR du Pas-de-Calais, Pierre-Henri Dumont, a déclaré: "Il y a un choix juridique d'intelligence avec l'ennemi, en leur retirant la nationalité française. Il y a un autre choix, l'élimination de ces personnes".

"Ce sont des éliminations ciblées pratiquées déjà par différents services (de renseignement) en Syrie, en Irak (...) c'est-à-dire tuer des personnes qui ont pris des armes contre la France, la France ne doit jamais les réaccueillir", a-t-il précisé. "On les tue sur place, des assassinats ciblés ça a toujours été fait", a-t-il soutenu.

L'eurodéputé du Rassemblement national Nicolas Bay, également membre du bureau exécutif (direction) du RN, a pour sa part jugé dans un communiqué que "par leur engagement aux côtés de groupes ayant déclaré la guerre à notre pays, ayant commis des attentats ignobles sur notre territoire, ces jihadistes ont délibérément choisi de rompre avec la France et rien ne justifie qu'elle leur accorde une quelconque protection".

"Plutôt que de préparer leur retour, le gouvernement devrait tout faire pour les empêcher de revenir sur le territoire! Ils doivent être jugés par les autorités compétentes syriennes et irakiennes", a ajouté le responsable du RN.

Paris "étudie toutes les options"

"Ce sont des jihadistes, ils ne devraient donc plus être français", avait tweeté un peu plus tôt la chef du parti Marine Le Pen, réagissant à des propos sur notre antenne du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, pour qui "ce sont des Français avant d'être des jihadistes".

Pour le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, "la seule sentence pour ces individus doit être le bannissement sur un lieu isolé comme les Îles Kerguelen", "encadré par la justice".

"À ce titre, tous les individus en cause, par le seul fait de s'être volontairement rendus en Syrie pour servir l'Etat islamique, devraient être condamnés pour trahison et intelligence avec l'ennemi", soutient-il.

Paris étudie "toutes les options" concernant ces jihadistes, y compris un retour en France, après l'annonce d'un retrait militaire américain prochain de Syrie, a annoncé mardi le ministère français des Affaires étrangères.

Jeanne Bulant avec AFP