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La députée socialiste Valérie Rabault demande un "quota de masques" gratuits pour chaque citoyen

La cheffe des députés PS Valérie Rabault à l'Assemblée nationale, le 3 mars 2020 à Paris

La cheffe des députés PS Valérie Rabault à l'Assemblée nationale, le 3 mars 2020 à Paris - Ludovic Marin © 2019 AFP

La présidente du groupe Socialistes et apparentés au Palais-Bourbon craint qu'en raison du coût, certaines familles renoncent à porter un masque.

Valérie Rabault, présidente du Groupe Socialistes et apparentés à l'Assemblée nationale, a demandé mardi qu'un "quota de masques" gratuits soit donné à chaque citoyen, face à l'épidémie de Covid-19, au micro de France Info.

"Je pense qu'il faut que le gouvernement aille plus loin et qu'il dise qu'on distribue un quota de masques pour chaque citoyen", a réclamé la députée du Tarn-et-Garonne.

Selon elle, cela permettrait que "certains ne renoncent pas à porter le masque parce que ça coûte trop cher: quand vous avez une famille de deux ou trois enfants plus les deux parents, ça commence à faire une petite addition à la fin du mois."

Plusieurs représentants de la gauche, dont une "Coordination anti-Covid" de seize maires franciliens, s'étaient déjà prononcés en faveur de la gratuité des masques.

Obligatoire depuis le 20 juillet dans les lieux publics clos

Depuis le 20 juillet, le port du masque est devenu obligatoire dans les lieux publics clos pour enrayer une reprise de l'épidémie de coronavirus, et certaines collectivités territoriales imposent désormais son port dans les lieux publics ouverts.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé le 22 juillet que le gouvernement allait envoyer gratuitement 40 millions de masques grand public lavables aux sept millions de Français les plus pauvres.

Par ailleurs, Valérie Rabault en a profité pour "demander à ce qu'il y ait une conférence de financement" au sujet du plan de relance, afin de déterminer "quelle partie doit être financée par la dette", souhaitant éviter "de faire reposer tout le financement de la relance sur l'augmentation de la dette".

C.M. avec AFP