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L'UMP porte plainte après une cyber-attaque contre son site

Le vote électronique mis en place pour organiser le scrutin pour donner à l'UMP un nouveau président a connu des ratés vendredi soir, alors que le site a été victime d'une cyber-attaque.

Le vote électronique mis en place pour organiser le scrutin pour donner à l'UMP un nouveau président a connu des ratés vendredi soir, alors que le site a été victime d'une cyber-attaque. - Kenzo Tribouillard - AFP

Luc Chatel, secrétaire général de l'UMP a annoncé samedi matin que le parti allait porter plainte à la suite d'une cyber-attaque, qui a perturbé le vote vendredi soir.

Les premiers couacs ont commencé dès vendredi. A peine 30 minutes après l'ouverture du vote électronique pour élire le nouveau président de l'UMP, le site Président UMP 2014 a été victime d'une cyber-attaque.

Samedi matin, Luc Chatel, secrétaire général du parti a annoncé avoir déposé une plainte.

"Des attaques massives"

"C'était des attaques très organisées, des attaques massives, de haut niveau.Et donc ça a nécessité de notre part une riposte technique, mais aussi une riposte juridique, puisque nous avons dans la nuit déposé plainte au commissariat du 15e arrondissement", a précisé Luc Chatel au micro de BFMTV. 

"Il y a eu une attaque de hackers, indique Matthieu Labbé, représentant d'Hervé Mariton, plus de 26.000 requêtes par seconde pour la connexion sur le site du vote".

Aucun vote enregistré

Conséquence de cette attaque, aucun vote n'a été enregistré entre 20h15 et 22 heures. Certains internautes ont ainsi mis plusieurs heures avant de pouvoir enregistrer leur vote.

Selon un communiqué de la Haute Autorité, garante de la régularité du vote, le problème, rapidement détecté, a été résolu. "Tout a été rétabli. Actuellement, les militants peuvent voter sur le site, assure samedi matin, Matthieu Labbé. Mais vendredi soir, l'agacement était à son comble chez certains militants, échaudés par les déboires de novembre 2012, et par les défaillances qui avaient alors émaillé le vote électronique de la fédération parisienne, menée en 2013.

Les 268.000 militants UMP ont jusqu'à samedi soir, 20 heures, pour voter.

M. R.