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L'UMP impute au Nouveau Centre sa défaite à Rambouillet

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PARIS (Reuters) - L'UMP a accusé lundi ses alliés du Nouveau centre d'être en grande partie responsables de la défaite, dimanche, de son candidat à...

PARIS (Reuters) - L'UMP a accusé lundi ses alliés du Nouveau centre d'être en grande partie responsables de la défaite, dimanche, de son candidat à l'élection législative partielle de Rambouillet, près de Paris.

Le porte-parole du principal parti de la majorité, Frédéric Lefebvre, a déclaré lors de son point de presse hebdomadaire que cette défaite constituait "une vraie déception".

Il a refusé de voir dans le "climat délétère" créé par les rebondissements de l'affaire des liens entre le ministre du Travail Eric Woerth et l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt, la seule explication de ce fiasco.

Il a reproché au Nouveau centre de ne pas avoir joué le jeu de l'union de la majorité au premier tour et d'avoir présenté deux candidats dans la 10e circonscription des Yvelines.

C'est la candidate Europe Ecologie Anny Poursinoff, soutenue par le Parti socialiste, qui a été élue au second tour. Elle a battu dimanche le candidat UMP, Jean-Frédéric Poisson, avec 51,72% des suffrages exprimés.

"La majorité s'est privée d'une dynamique possible parce qu'elle est partie divisée à cette élection", a déclaré le porte-parole de l'UMP. "Le bloc de droite et de la majorité était plus important que le bloc de gauche mais ce que tout le monde a retenu c'est que la candidate verte était au premier tour devant le candidat de la majorité."

"C'est donc elle qui a bénéficié de la dynamique. Je crois que ça doit servir de leçon à nos partenaires dans la majorité", a ajouté Frédéric Lefebvre. "Il faut aller unis aux élections."

Il a estimé que la défaite de la droite à Rambouillet était une réponse à tous ceux qui critiquent la stratégie d'union dès le premier tour défendue par le chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy s'efforce de dissuader le Nouveau centre de présenter un candidat à l'élection présidentielle de 2012, lors de laquelle il pourrait briguer un second mandat.

L'élection le 27 septembre dernier de Jean-Frédéric Poisson avait été invalidée le 20 mai par le Conseil constitutionnel, qui avait ramené l'avance du candidat UMP de cinq à une voix.

Ce siège était initialement celui de Christine Boutin, ministre UMP du Logement, évincée du gouvernement après la déroute de la droite aux élections régionales du printemps 2009, qui avait décidé de ne pas revenir à l'Assemblée.

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse