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Karachi: VGE favorable à la levée du secret-défense

Valéry Giscard d’Estaing, ancien Président de la République, auteur de « La Victoire de la Grande Armée » (Ed. Plon), invité de Bourdin Direct ce mardi

Valéry Giscard d’Estaing, ancien Président de la République, auteur de « La Victoire de la Grande Armée » (Ed. Plon), invité de Bourdin Direct ce mardi - -

Invité ce mardi de Bourdin direct, l’ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, se dit favorable à la levée du secret-défense sur l'ensemble des documents intéressant la justice dans le dossier de Karachi.

Invité ce mardi de Bourdin direct, l’ancien Président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, se dit favorable à la levée du secret-défense sur l'ensemble des documents intéressant la justice dans la dossier de Karachi.

A la question de savoir si la demande de la levée du secret-défense sur ces documents devait être formulée, Valéry Giscard d'Estaing répond « à mon avis, oui. Parce que ça ne concerne pas la défense de la France. Le secret-défense, c'est quand on protège des informations qui, si elles étaient publiques, mettraient en danger la sécurité de la France. Là, ça n'a rien à voir. Ce sont des commissions versées à des particuliers, il y a maintenant quinze ans, sans qu'on sache très bien pourquoi et pour quoi faire. Ces particuliers sont en France. Le fait de les connaître ne met pas en cause la sécurité de la France ».

Interrogé, par ailleurs, sur l'éventualité que Nicolas Sarkozy réclame la levée du secret des délibérations du Conseil constitutionnel au sujet des comptes de campagne d'Edouard Balladur, l'ancien chef de l'Etat - qui est membre de droit du Conseil - estime que « si le président de la République a le droit de le faire, alors en effet je pense qu'il devrait demander au président du Conseil constitutionnel de transmettre au juge le contenu des délibérations [ndlr: du Conseil constitutionnel] ».

Selon certaines sources, plusieurs rapporteurs chargés d'étudier les comptes de campagne de l'ancien candidat à la présidentielle, en 1995, avaient émis des doutes quand à leur légalité. Plusieurs rapports soupçonnent Edouard Balladur d'avoir bénéficié de financements provenant de rétro-commissions perçues lors de contrats d'armement entre la France et le Pakistan.

Pour retrouver l'intégralité du podcast de l'interview de Valéry Giscard d'Estaing chez Jean-Jacques Bourdin, cliquez ici.

La Rédaction