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Jean-Marie Bockel remet la ville de Mulhouse à son adjoint UMP

Jean-Marie Bockel, ancien socialiste rallié à Nicolas Sarkozy, abandonnera le 10 mai son écharpe de maire de Mulhouse (Haut-Rhin) à son premier adjoint, l'UMP Jean Rottner. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Jean-Marie Bockel, ancien socialiste rallié à Nicolas Sarkozy, abandonnera le 10 mai son écharpe de maire de Mulhouse (Haut-Rhin) à son premier adjoint, l'UMP Jean Rottner. /Photo d'archives/REUTERS/Gonzalo Fuentes - -

MULHOUSE - Jean-Marie Bockel, ancien socialiste rallié à Nicolas Sarkozy, annonce qu'il abandonnera le 10 mai son écharpe de maire de Mulhouse...

MULHOUSE (Reuters) - Jean-Marie Bockel, ancien socialiste rallié à Nicolas Sarkozy, annonce qu'il abandonnera le 10 mai son écharpe de maire de Mulhouse (Haut-Rhin) à son premier adjoint, l'UMP Jean Rottner.

Maire de Mulhouse depuis 1989, âgé de près 60 ans, Jean-Marie Bockel a longtemps incarné un courant libéral, ou "blairiste", très minoritaire au sein du Parti socialiste qu'il a quitté après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République en mai 2007.

Il s'agit d'"une décision mûrement réfléchie et prise de longue date", a dit le secrétaire d'Etat à la Justice à Reuters.

Cet ancien avocat est aujourd'hui président du mouvement Gauche moderne.

Lors des élections municipales de 2008, Jean-Marie Bockel avait conduit une liste d'union entre l'UMP, les centristes et la majorité des membres de son ancienne équipe qui l'avaient suivi dans son ralliement à la majorité présidentielle.

Il avait été réélu de justesse dans un contexte de triangulaire avec 43,16% des voix, devant la liste de gauche menée le socialiste Pierre Freyburger, son ancien adjoint.

Sa démission prendra effet le 10 mai.

Jean Rottner, un médecin urgentiste de 43 ans, devrait être élu lors d'un conseil municipal le 17 mai.

Jean Rottner fut l'attaché parlementaire d'Arlette Grosskost, députée UMP du Haut-Rhin, qui avait peu apprécié le ralliement de Jean-Marie Bockel à Nicolas Sarkozy alors qu'elle souhaitait se porter candidate à la mairie de Mulhouse en 2008.

La décision de Jean-Marie Bockel intervient quelques semaines après les élections régionales qui avaient confirmé l'ancrage à gauche de la capitale industrielle du Haut-Rhin et suscité inquiétudes et critiques au sein de l'UMP locale.

La liste de Jacques Bigot rassemblant les socialistes et les écologistes avait obtenu 47,05% des voix au second tour contre 35,16 à celle de l'UMP Philippe Richert, vainqueur du scrutin au niveau régional. La liste du Front national menée par le mulhousien Patrick Binder avait totalisé 17,79% des suffrages.

Ce départ a lieu par ailleurs cinq mois après que Jean-Marie Bockel a pris la présidence de la nouvelle communauté d'agglomération (Mulhouse Alsace agglomération) qui réunit 32 communes, présidence qu'il dit vouloir conserver au moins jusqu'à la fin de son mandat.

Patrick Genthon, avec Gilbert Reilhac, édité par Jean-Baptiste Vey