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Hollande évoque un "sentiment de révolte" face à la situation en Syrie

Le président de la République s'est exprimé ce lundi au sujet de la Syrie, dans le cadre de la visite de Riad Hijab, représentant de l'opposition syrienne. François Hollande évoque un "sentiment de révolte", et demande la création de couloirs humanitaires pour évacuer les civils d'Alep.

François Hollande a évoqué ce lundi un "sentiment de révolte" face au "contexte dramatique" en Syrie, où les forces du régime sont sur le point de reconquérir la totalité d'Alep. 

"Ce que nous connaissons des bombardements incessants qui s'y produisent crée une émotion partagée, mais surtout un sentiment de révolte par rapport à cette répétition de massacres à Alep dont la population est la cible", a déclaré le chef de l'Etat français, au côté du représentant de l'opposition syrienne Riad Hijab qu'il venait de recevoir à l'Elysée.

Le "premier devoir est humanitaire", a souligné François Hollande, appelant de nouveau à la créations de "couloirs humanitaires (...) pour permettre l'évacuation de la population d'Alep et l'alimentation de celle qui resterait".

"Nous ne vous abandonnerons pas"

François Hollande ajoute qu'il "ne peut pas y avoir une solution sans qu'il y ait un cessez-le-feu; et, à terme, une solution politique". Selon lui, "le régime de Bachar al-Assad croit avoir gagné une partie alors qu'il a simplement gagné une horreur supplémentaire" lors de la reconquête d'Alep.

Le président a averti qu'il n'y aurait "pas d'impunité par rapport à ce qui se passe en Syrie et à Alep", avant de promettre à l'opposition syrienne "le soutien de la France".

"Sachez-le, nous ne vous abandonnerons pas", a-t-il lancé à l'adresse de son hôte syrien. Riad Hijab a, pour sa part, qualifié la situation de "catastrophe humanitaire terrifiante", évoquant les corps qui jonchent les rues et que l'on ne peut enterrer et les blessés qui perdent leur sang et meurent.

"C'est une politique de la terre brûlée qui est conduite aujourd'hui à Alep", a-t-il dénoncé, appelant lui aussi à "alléger les souffrances" des "civils désarmés" et à "ouvrir les couloirs humanitaires".

A.Mi avec AFP