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Renseignement: Valls balaie les "fantasmes" et des "critiques absurdes"

Manuel Valls est monté au créneau lundi pour défendre le projet de loi sur le renseignement.

Manuel Valls est monté au créneau lundi pour défendre le projet de loi sur le renseignement. - BFMTV

Le Premier ministre a défendu en personne le texte du proje4t de loi sur le renseignement, à l'Assemblée nationale, lundi à l'ouverture de son examen par les députés. Manuel Valls a insisté sur le fait que le texte n'avait pas été préparé en urgence et a réaffirmé qu'il s'agissait d'une avancée "démocratique" et en rien d'un texte "liberticide".

Dénoncé par des associations comme un texte liberticide et objet de réticences dans la sphère politique, le projet de loi destiné à renforcer les pouvoirs des services de renseignement sur Internet est arrivé lundi en débat à l'Assemblée nationale.

Signe de l'importance que lui accorde l'exécutif, après les attentats meurtriers de janvier dernier, c'est Manuel Valls lui-même qui a présenté le projet, lundi après-midi dans l'hémicycle. "Désormais toute opération de surveillance régalienne, menée en n'importe quel point du territoire national dans le cadre d'une mission de renseignent, fera l'objet d'une autorisation hiérarchique extérieure aux services et d'un contrôle approfondi par une autorité indépendante", a-t-il résumé.

"Il s'agit d'un projet juridique et démocratique majeur, on peut même parler de petite révolution dans le mode de fonctionnement quotidien des services", a assuré Manuel Valls devant un hémicycle clairsemé.

"Dissiper les inquiétudes"

L'adoption du texte, soutenu par l'UMP au nom de l'unité contre le terrorisme, ne fait aucun doute. Mais le consensus sera secoué de tous côtés, de l'UMP Lionel Tardy à l'écologiste Sergio Coronado (EELV est partagée sur le projet), en passant par le PS Christian Paul ou l'ancien ministre de la Défense UDI Hervé Morin. A coups d'amendements, des députs vont relayer les craintes de la Cnil, d'ONG, de syndicats de magistrats, d'avocats ou d'acteurs du numérique, sur des pouvoirs "exorbitants" donnés aux services.

Pendant près de 40 minutes, Manuel Valls, lui, a voulu "dissiper les inquiétudes" et effectuer des "mises au point". Il a balayé les "fantasmes" et "les critiques excessives et absurdes" qui entourent le texte.

K. L.