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Plainte contre Darmanin: "C'est la présomption d'innocence" qui prévaut, rappelle Stéphane Travert

Stéphane Travert, le ministre de l'Agriculture.

Stéphane Travert, le ministre de l'Agriculture. - BFMTV

Le ministre de l'Agriculture a rappelé que son collègue au gouvernement, Gérald Darmanin "n'a rien caché" au Premier ministre sur cette affaire de viol le visant.

Interrogé dimanche midi dans l'émission BFM Politique sur la plainte pour viol déposée contre Gérald Darmanin, le ministre de l'Agriculture a rappelé le principe de présomption d'innocence. "Aujourd’hui il y a la présomption d’innocence qui s’applique à lui comme à tous citoyens, a répété Stéphane Travert Aujourd’hui une nouvelle enquête semble être ouverte et la justice fera son travail."

Le 22 janvier, le parquet de Paris a rouvert une enquête après la réception d'un courrier d'une femme accusant le ministre de l'Action et des Comptes publics d'avoir abusé d'elle et de sa confiance alors qu'elle sollicitait son aide en 2009. Cette femme de 46 ans, qui avait déjà porté plainte en juin dernier avant que la justice ne classe l'affaire faute d'"infraction caractérisée", a été entendu le 25 janvier.

"Rien caché"

"Ce que j’en sais c’est qu’il n’avait rien caché au Premier ministre de cette affaire qui a déjà été existante auparavant, que la justice avait classée sans suite cette plainte, rappelle Stéphane Travert, assurant que Gérald Darmanin aura "à se défendre (mais c'est la présomption d'innocence qui s'applique". Samedi, le Premier ministre, par communiqué, a apporté "toute sa confiance" à son ministre qui a été d'une "totale transparence vis-à-vis des faits".

Dès l'annonce de la réouverture de l'enquête, Matignon a fait savoir samedi à l'AFP que le ministre, ancien membre de LR passé à LREM, conservait "toute la confiance" d'Edouard Philippe. L'entourage du Premier ministre avait précisé que "Gérald Darmanin a été d'une totale transparence vis-à-vis des faits".

Revirement ?

Invitée du Grand Jury RTL, LCI, Le Figaro, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a elle aussi estimé que son collègue pouvait "rester au gouvernement", n'étant pas mis en examen, un acte de procédure qui n'est pas possible dans le cadre d'une enquête préliminaire.

Interrogée sur les départs de Richard Ferrand ou de François Bayrou du gouvernement après leur mise en cause dans des affaires sans qu'ils aient été mis en examen, la garde des Sceaux a contesté "un revirement de jurisprudence".

"Les ministres exercent des responsabilités, ont en charge la gestion d'un département et il faut qu'ils soient en mesure de conduire cette action. Et donc, on ne peut pas impunément les mettre en accusation pour des raisons qui ne soient pas claires", a-t-elle aussi fait valoir.

J.C.