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Nucléaire: Paris demande à l'Iran la fin de toute activité "non conforme" à l'accord de Vienne

Le Quai d'Orsay (photo d'illustration)

Le Quai d'Orsay (photo d'illustration) - Wikimedia Commons - Jebulon

L'Iran a confirmé ce dimanche qu'il reprenait l'enrichissement d'uranium à plus de 3,67%, après avoir déjà franchi la limite autorisée de 300 kilogrammes d'uranium enrichi.

La France a fait part de sa "grande inquiétude" ce dimanche après l'annonce par l'Iran qu'il recommençait à enrichir de l'uranium à un taux prohibé par l'accord nucléaire de Vienne et l'a appelé à cesser toute activité "non conforme" à ce texte.

"Nous demandons fermement à l'Iran de mettre un terme à toutes les activités non conformes à ses engagements au titre du JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action)", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, dans un communiqué.

L'Iran a confirmé ce dimanche qu'il reprenait l'enrichissement d'uranium à plus de 3,67% - après avoir déjà franchi la limite autorisée de 300 kilogrammes d'uranium enrichi - et a menacé de s'affranchir d'autres obligations dans "60 jours". Paris a toutefois dit attendre "une confirmation de cette annonce par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Des tensions avec les Etats-Unis

Téhéran réclame des autres signataires de l'accord de Vienne, en particulier les Européens, qu'ils l'aident à continuer de vendre son pétrole et de commercer avec l'extérieur en contournant les sanctions américaines qui paralysent son économie.

"La France est en contact étroit avec les partenaires concernés pour engager la nécessaire désescalade des tensions liées au dossier nucléaire iranien", a ajouté la porte-parole des Affaires étrangères.

Londres et Berlin ont aussi réagi fermement en appelant Téhéran dans des termes similaires à revenir sur sa décision. Dès samedi soir, le président français Emmanuel Macron avait annoncé vouloir "explorer d'ici au 15 juillet les conditions d'une reprise du dialogue avec toutes les parties".

L'annonce de Téhéran survient sur fond de tensions exacerbées entre l'Iran et Washington, faisant craindre un embrasement dans la région du Golfe.

Clément Boutin avec AFP