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Manuel Valls: "La volonté de notre gouvernement est de refonder l'intégration"

Manuel Valls, invité de Ruth Elkrief le 13 décembre.

Manuel Valls, invité de Ruth Elkrief le 13 décembre. - -

Manuel Valls a exprimé sa désapprobation à l'égard du rapport sur l'intégration rendu au gouvernement.

"Il y a un échec dans notre pays, c'est celui de l'intégration", a constaté jeudi sur BFMTV, Manuel Valls, évoquant un rapport sur l'intégration remis le 13 novembre à Jean-Marc Ayrault et publié ensuite sur le site du gouvernement. Le ministre a aussi déploré l'incapacité de l'école à pallier les inégalités.

"Refonder l'intégration"

Le ministre de l'Intérieur a ensuite indiqué que "la volonté du gouvernement est de refonder l'intégration". Le ministre a nuancé la portée du document en rappelant qu'"il n'engage pas le gouvernement" et qu'il ne s'agit que d'un "document de travail".

Le ministre de l'Intérieur a préconisé qu'il y ait un "équilibre entre les droits et les devoirs" pour les personnes désirant s'intégrer.

"Ce qui est essentiel, c'est de se rassembler autour de nos valeurs, autour de la République", a insisté le ministre. "Ne donnons pas le sentiment que les différences sont plus fortes que ce qui nous rassemble", a-t-il ajouté.

Rassembler plutôt que de "se quereller"

A propos de la sortie très critique de Jean-François Copé sur ce rapport, Manuel Valls a suggéré: "Plutôt de se quereller, essayons de voir comment on peut se réunir autour des valeurs de la République".

Le président de l'UMP avait ce jeudi indiqué que, selon lui, "la République serait en danger si vous cédiez à cette tentation en mettant en oeuvre, ne serait-ce qu'à minima, un rapport dont l'intention est de déconstruire (...) cette République". Une saillie qui avait provoqué ensuite l'ire de Jean-Marc Ayrault qui avait traité Jean-François Copé d'"irresponsable" et de "menteur".

Des "aspects inacceptables" dans ce rapport

Manuel Valls a, de son côté, critiqué plusieurs "aspect inacceptables" de ce rapport comme le fait de vouloir remettre en cause la loi interdiction les signes religieux ostentatoires dans les lieux publics. Manuel Valls a aussi rappelé qu'il avait voté l'interdiction du voile intégral dans les lieux publics. "Je ne me reconnais pas dans l'orientation générale de ce rapport", a-t-il indiqué.

Le ministre a indiqué que le président de la République devrait s'exprimer sur ces sujets, sans confirmer l'exaspération qu'aurait causé auprès de François Hollande ce rapport.

D. N.