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Les états d'âme de Gérald Darmanin, "pas extrêmement heureux" à Bercy

Le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin, le 4 octobre 2017 à l'Elysée, à Paris.

Le ministre de l'Action et des comptes publics Gérald Darmanin, le 4 octobre 2017 à l'Elysée, à Paris. - Capture BFMTV

Le ministre de l'Action et des Comptes publics explique à la revue Charles qu'il n'aime pas "les contraintes" liées à ses nouvelles fonctions.

Six mois après sa nomination au ministère de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin n'affiche pas un enthousiasme débordant sur sa nouvelle vie. A la revue Charles, dont Le Figaro publie des extraits, le ministre âgé de 34 ans confie que "le ministère, ça [l'] enferme". "Je ne suis pas extrêmement heureux. Je ne suis pas malheureux, mais c'est un moment de ma vie…".

La vie à Bercy s'accompagnerait de trop de contraintes pour l'ancien maire de Tourcoing: il évoque ainsi le logement de fonction et ses "étiquettes impersonnelles sur tous les meubles", l'officier de sécurité obligé de le suivre partout.

Un détachement très étudié

"Je ne m'attendais absolument pas à ce qu'on me le propose, je n'ai jamais voulu être ministre dans ma vie, ce n'est pas quelque chose qui m'excitait", expliquait-il à France Bleu. C'est peut-être pour cette raison que Gérald Darmanin affirme envisager la fin de ce "moment" de sa vie sereinement. 

Un détachement soigneusement mis en scène par le ministre. "Je suis sûr qu'après mon expérience gouvernementale, j'arrêterai", lance-t-il dans Charles. Parmi ses projets potentiels, il se plaît à évoquer régulièrement l'ouverture d'un "bar à vin à Sienne". Pourtant, le jeune ministre ne cache pas son appétit pour de nouveaux défis, comme la métropole de Lille. Et selon Le Figaro, il ne refuserait pas non plus un ministère régalien, comme l'Intérieur ou les Affaires étrangères.

A. K.