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Couvre-feu: Darmanin promet d'être "particulièrement sévère" avec les fêtes sauvages

Le ministre de l'Intérieur était aux côtés des forces de l'ordre pour la première soirée de contrôle du respect du couvre-feu mardi. Il a promis que le gouvernement serait "particulièrement sévère" avec les fêtes clandestines.

La France est sortie mardi de son deuxième confinement, remplacé par un couvre-feu nocturne. De 20h à 6 heures du matin, les Français sont invités à rester chez eux et ne peuvent se déplacer que pour des motifs exceptionnels. Les forces de l'ordre étaient sur le terrain dès mardi soir pour s'assurer du bon respect du couvre-feu, accompagnées de leur ministre, Gérald Darmanin, qui a mis en garde contre les fêtes clandestines. L'objectif est bien entendu de limiter la propagation du coronavirus dans la population pour éviter une troisième vague.

"Ceux qui enfreindront ces règles seront poursuivis"

"Sur les fêtes sauvages, le gouvernement a décidé d'être particulièrement sévère", a mis en garde le ministre de l'Intérieur.

Gérald Darmanin a évoqué un "gros dispositif" policier chargé de faire respecter cette règle, "qui va atteindre son moment le plus important le soir du 31 décembre, avec plus de 100.000 agents des des forces de l'ordre". "Je veux dire aux Français qu'ils doivent respecter les règles, et qu'ils doivent se rassurer: ceux qui enfreindront ces règles seront poursuivis par la justice", a ajouté le ministre.

Gérald Darmanin est également revenu sur la fête sauvage organisée à Marseille le week-end dernier, qui a rassemblé 500 personnes.

"Nous avons eu des centaines de personnes qui ont fait une fête. Grace à l'action de la police nationale, d'une brigade de police secours qui est intervenue sur une sorte d'appels des voisins. Beaucoup de personnes ont été verbalisées, mais aussi le propriétaire du site, ceux qui ont loué la sono, ceux qui ont contribué à la fête sont poursuivis", a-t-il déclaré.

23 verbalisations et 4 gardes à vue

D'après nos informations, 23 personnes ont été verbalisées pour non-respect des consignes sanitaires. Le propriétaire de la salle de réception, la représentante d’une association (à visée artistique) dont le matériel a servi durant la soirée, le locataire du local et un technicien du son ont été interpellés lundi et placés en garde à vue. Le véritable organisateur de la soirée est lui toujours en cours d’identification.

Esther Paolini Journaliste BFMTV