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Gilets jaunes : une permanence LaREM visée à Montpellier, défilés à Toulouse, Bordeaux et Paris

(Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Même en cortèges réduits, les gilets jaunes ont maintenu leur mobilisation dans le pays ce samedi. A Montpellier, des manifestants ont lancé de la peinture jaune sur la permanence d'un député LaREM.

Une centaine de gilets jaunes ont dégradé samedi la permanence d'un député LaREM à Montpellier, tandis que des défilés ont eu lieu à Toulouse, Bordeaux ou encore Paris.

Une permanence peinturlurée à Montpellier 

A Montpellier, la devanture de la permanence du député LaREM Patrick Vignal, qui vise également la mairie de Montpellier aux prochaines municipales, a été aspergée de peinture jaune. Le cortège d'une centaine de gilets jaunes a ensuite défilé dans la ville, bloquant notamment le tramway.

"Je leur laisse leur bassesse, je ne leur laisserai pas ma haine. Je ne suis ni désabusé ni en colère", a réagi auprès de l'AFP le député, qui compte porter plainte et ne pas nettoyer la peinture "afin de montrer à tous les habitants que les gilets jaunes refusent la discussion". Comme sa permanence, une quinzaine d'autres ou de locaux du parti LaREM ont été ces dernières semaines emmurées ou taguées après la ratification du Ceta, traité controversé de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, voire saccagées comme à Perpignan en marge d'une manifestation de gilets jaunes. 

Une centaine de gilets jaunes à Bordeaux 

A Bordeaux, une centaine de gilets jaunes se sont rassemblés sur la place de la Bourse, devant l'entrée du musée national des douanes, contre près de 6.000 personnes au plus fort du mouvement. "Ça va reprendre normalement à la rentrée, il y a encore beaucoup de choses qui fâchent", a expliqué à l'AFP une employée, quinquagénaire, qui n'a pas souhaité donner son nom.

A Toulouse, quelque 250 manifestants ont pris part au cortège des gilets jaunes, dont beaucoup de quinquagénaires et plus. Une heure après le début de la manifestation, les CRS ont chargé et tiré des gaz lacrymogènes, blessant légèrement deux femmes à la tête, à l'approche de la place du Capitole, interdite aux gilets jaunes depuis mars.

"On lâche rien"

En milieu d'après-midi et sans nouvel incident, les manifestants poursuivaient leur déambulation dans le centre, aux cris notamment de "Police partout justice nulle part", derrière une banderole proclamant "Macron dehors, soutien aux blessés, stop à la répression".

"Tous les policiers ne sont pas les mêmes mais beaucoup sont allés trop loin, surtout ceux de la BAC", commentait Khedidja, une auxiliaire de vie de 49 ans, mère notamment d'un policier. A Paris, quelques centaines de gilets jaunes ont défilé dans l'ouest, entre Villiers et le parc André-Citroën, avec pour mot d'ordre "On lâche rien !!! Pouvoir d'achat, logement, santé, éducation, emploi, retraite, chômage, RSA, AAH, APL, RIC...". Ils brandissaient notamment des pancartes de soutien aux manifestants de Hong Kong ou en lien avec l'affaire Steve Maia Caniço, retrouvé mort après sa disparition la nuit d'une intervention controversée de la police pendant la Fête de la musique à Nantes.

Robin Verner avec AFP