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Gilets jaunes: pour Mounir Mahjoubi, "il se passe quelque chose d'intéressant, de salvateur"

"Des gens prennent la parole alors qu'ils ne l'avaient pas", a salué le secrétaire d'Etat au numérique, invité ce dimanche de BFM Politique.

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, le secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi met un poing d'honneur à échanger avec les manifestants et à entendre leurs revendications. Vendredi, il s'est ainsi rendu dans le Var pour suivre Céline, une gilet jaune, qu'il avait rencontrée sur un plateau de télévision.

"Le mouvement des gilets jaunes en général est une chance, des gens prennent la parole alors qu'ils ne l'avaient pas" a affirmé le secrétaire d'Etat au numérique, invité de BFM Politique. "Quand j'ai rencontré Céline, c'était la première fois que je voyais une assistante de vie, mère célibataire, sur un plateau de télévision raconter son quotidien et expliquer comment elle boucle ses fins de mois."

Distinguer gilets jaunes et casseurs

"Il se passe quelque chose d'intéressant, de salvateur", a ajouté le secrétaire d'Etat sur notre plateau, affirmant que les manifestations, "quand elles ne sont pas violentes", apportent "quelque chose à ces revendications". 

Mounir Mahjoubi a condamné les violences qui ont émaillé les manifestations ces dernières semaines et appelé à faire la distinction entre les gilets jaunes qui souhaitent "témoigner de leur quotidien" et "les casseurs". "Il y a des casseurs, des ultra violents qui veulent infiltrer les gilets jaunes", a t-il expliqué.

"Ceux qui ont démonté la porte du ministère de Benjamin Griveaux, par exemple, ne sont pas des gilets jaunes, ils sont là pour casser la République", a-t-il conclu.

Cyrielle Cabot