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Gilets jaunes: Mahjoubi reconnaît qu'il faut "revoir beaucoup de prévisions budgétaires"

Mounir Mahjoubi sur notre plateau ce dimanche.

Mounir Mahjoubi sur notre plateau ce dimanche. - BFMTV

Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat chargé du Numérique, était sur notre plateau ce dimanche soir. Il a avancé quelques pistes pour deviner les contours de l'intervention présidentielle de ce lundi et a laissé entendre qu'on s'acheminait vers un virage budgétaire.

Le secrétaire d'Etat chargé du Numérique, Mounir Mahjoubi, a commenté la crise politique ouverte par le mouvement des gilets jaunes ce dimanche soir sur notre plateau. Au lendemain de la quatrième journée de mobilisation nationale des manifestants, et à la veille d'une intervention du président de la République, il admis:

"C’est un grand moment de ce quinquennat et c’est un moment où il va falloir qu’on apporte des réponses à la hauteur, et ça veut dire que dans les prochains mois il va falloir redéfinir beaucoup de nos prévisions budgétaires, beaucoup de nos prévisions économiques sur les mois et les années à venir."

Le secrétaire d'Etat a esquissé deux axes de l'allocution à venir du chef de l'Etat. "Les gilets jaunes ont des revendications très claires : tout d’abord, ils veulent pouvoir finir le mois. Et il y a une deuxième revendication très forte: le besoin de s’exprimer et que la décision publique demain ne se fasse plus sans les Français. Ils veulent s’exprimer plus régulièrement entre les élections. Il va falloir créer les meilleurs moyens de le faire", a-t-il dit. Il a poursuivi: "Demain, le président de la République va évoquer ces deux aspects". 

"Quand on pousse un peu les phrases..."

Mais, si la parole d'Emmanuel Macron n'a sans doute jamais été aussi attendue que ces jours-ci, elle est aussi apparue comme un des facteurs de la colère des gilets jaunes. Son expression a en effet été perçue à plusieurs reprises comme méprisante à l'égard des classes populaires. "Les discours auxquels j’assiste c’est plutôt ceux d’un homme empathique, au contact, sur le terrain, qui n’a pas peur de passer une ou deux heures avec les Français", s'est récrié Mounir Mahjoubi. Il a assuré: "Certaines phrases ont pu laisser paraître un mépris mais quand on pousse ces phrases un peu après ou un peu avant, je suis toujours d’accord avec ce qu’il a dit."

Solennel, il a encore appuyé: "Emmanuel Macron a une rage : que chacun puisse choisir sa vie et que personne ne soit laissé sur le côté de la vie."

Robin Verner