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Gilets jaunes: Bardella accuse le gouvernement de "laisser les milices d'extrême gauche pourrir le mouvement"

Une manifestante marche devant des gazs lacrymogènes à Place d'Italie, à Paris, le 16 novembre 2019

Une manifestante marche devant des gazs lacrymogènes à Place d'Italie, à Paris, le 16 novembre 2019 - Philippe Lopez / AFP

Jordan Bardella a dénoncé sur Europe 1 l'inaction du gouvernement, qu'il juge "complice" des troubles à l'ordre public survenus ce week-end, pendant "l'anniversaire" du mouvement des gilets jaunes.

Après de nouvelles violences samedi à Paris, le vice-président du Rassemblement national Jordan Bardella a dénoncé ce lundi l'inaction du gouvernement face à des "milices d'extrême gauche" qui nuiraient, selon lui, au mouvement des gilets jaunes.

"Le gouvernement est le complice de la situation de désordre absolument inouïe dans les rues de Paris", a-t-il accusé sur Europe 1. Selon lui, "en laissant les casseurs d'extrême gauche venir pourrir les manifestants, le gouvernement entrave le droit de manifester pour des millions de gens qui aimeraient venir dans la rue s'exprimer pour porter cette contestation sociale".

L'eurodéputé se dit "solidaire" des "vrais gilets jaunes"

"Il faut dissoudre les organisations d'extrême gauche", a réclamé Jordan Bardella, qui estime que le gouvernement "laisse volontairement des milices d'extrême gauche qui sont parfaitement identifiées par les services de renseignement se constituer en Black Blocs".

"Les gouvernements précédents ont su le faire lorsqu'il s'agissait de milices d'ultra-droite, sous le gouvernement de François Hollande, ça avait été fait par Manuel Valls", a rappelé l'eurodéputé RN.

"Je me sens solidaire des revendications (du mouvement), mais des vrais gilets jaunes, ceux qui étaient là depuis le départ, ceux qui ont tenu les ronds-points, pas ceux qui sont jaunes à l'extérieur mais rouges à l'intérieur", a-t-il ajouté.

Le gouvernement "complice" pour Marine Le Pen

Dès samedi, Marine Le Pen, la présidente du RN, avait dénoncé sur Twitter le gouvernement qui "a laissé ses idiots utiles, les Black Blocs, tout casser". "Les revendications des 'gilets jaunes' sont ainsi souillées", avait-elle ajouté, ciblant ensuite Christophe Castaner, "incompétent et... complice !"

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a lui aussi critiqué ce lundi sur LCI "une complaisance du gouvernement, un cynisme, une incapacité de faire respecter l'ordre qui est scandaleuse". "L'important, c'est de mettre hors d'état de nuire l'extrême gauche et les casseurs qui déconsidèrent le mouvement social", a-t-il ajouté.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a de son côté déploré ce dimanche que le mouvement des "gilets jaunes" soit depuis plusieurs mois "gangrené par des ultras" de l'extrême gauche.

J. G. avec AFP