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Régionales: Sophie Montel, la discrète candidate FN qui rêve d'une victoire en Bourgogne-Franche-Comté

Sophie Montel, candidate FN aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, le 9 décembre 2015 lors d'un débat organisé par France 3.

Sophie Montel, candidate FN aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté, le 9 décembre 2015 lors d'un débat organisé par France 3. - Romain Lafabrègue - AFP

Révélée au grand public par la législative partielle sur l'ancienne circonscription de Pierre Moscovici, la candidate du FN en Bourgogne-Franche-Comté est une fidèle du part, et du clan Le Pen.

En février 2015, les caméras sont braquées sur la Franche-Comté. Le socialiste Pierre Moscovici, devenu commissaire européen, cède sa place de député. Au premier tour de la législative partielle organisée pour trouver son successeur, Sophie Montel arrive en première position, avec 32,6% des voix.

Candidate du FN, déjà députée européenne, elle a 45 ans et n'est pas si familière des médias. Sophie Montel doit pourtant s'en accommoder: lorsque Marine Le Pen fait le déplacement pour la soutenir, toutes les deux se trouvent au centre de l'attention. elle sera finalement battue de peu par Frédéric Barbier, le candidat PS.

Adhérente depuis ses 18 ans

Quelques mois plus tard, Sophie Montel s'est encore placée en première position du premier tour, cette fois des élections régionales, avec 31,48% des voix contre 24% pour son adversaire Les Républicains. Une nouvelle fois, Marine Le Pen a fait le déplacement pour la soutenir avant le premier tour.

Sophie Montel fait partie des fidèles du clan. Détentrice de la carte du FN dès ses 18 ans, elle travaille pour le parti une fois son DEA d'histoire obtenu. Elle grimpe ensuite les échelons: elle entre au bureau politique du FN en 2003, et devient secrétaire nationale aux élus en 2011. Conseillère municipale de Besançon, puis conseillère régionale en Franche-Comté, où elle dirige le groupe FN, elle est élue eurodéputée en 2014. Une fidélité payante.

Fidèle à la famille Le Pen

Mais avant de s'afficher aux côtés de Marine Le Pen, la députée européenne a dans le passé fait allégeance à son père, désormais persona non grata au sein du parti. En 1996, alors qu’elle était conseillère municipale dans la ville de Besançon, elle avait défendu ardemment le président du FN d'alors, Jean-Marie Le Pen, qui argumentait sur "l’évidence de l’inégalité des races".

"Rien dans les propos de Jean-Marie Le Pen sur l’évidente inégalité des races ne tombe sous le coup de la loi", défendait-elle alors selon un procès-verbal publié par Le Lab d'Europe1. "J'avais lu l'argumentaire qui m'avait été fourni", explique-t-elle au Monde.

Discrète, Sophie Montel porte les espoirs de la direction du FN. Marine Le Pen estime la Bourgogne-Franche-Comté "gagnable", rapporte Le Monde. Selon le quotidien, son "voisin lorrain" Florian Philippot rêve d'une victoire bourguignonne. Elle lui permettrait de former, avec Marine Le Pen et Sophie Montel, "un arc" frontiste dans le Nord-Est.

A. K.