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Phillippot critique "l'humiliation" du général de Villiers par Macron

Florian Philippot, ce vendredi sur BFMTV et RMC

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Florian Philippot est l'invité de Bourdin Direct, ce vendredi matin.

Quel avenir pour le Front national? Après sa lourde défaite au second tour de l'élection présidentielle, la parti de Marine Le Pen se réunit ces vendredi et samedi pour un séminaire à huis clos dans ses locaux de Nanterre. Objectif: tirer les leçons de ces derniers mois de campagne, et de ses échecs électoraux.

Invité de Bourdin Direct pour BFMTV et RMC ce vendredi matin, Florian Philippot affiche très clairement ses espoirs pour ce rendez-vous:

"On doit sortir de ce séminaire rassemblés, conquérants, unis."

L'humiliation du général de Villiers 

Derrière cette mission de rassemblement, le vice-président du FN estime qu"'il faut une opposition au système Macron". "Les Français l'ont choisi, certains s'en mordent déjà les doigts." Pour appuyer son propos, l'eurodéputé évoque notamment l'affaire du bras de fer entre le président de la République et le chef d'état-major des armées.

"Macron vient d'humilier Pierre de Villiers devant ses hommes et va mettre l'armée au pain sec."

Une polémique qui est loin d'être terminée, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, insinuant ce vendredi dans Le Figaro que le général de Villiers a mis en scène sa démission. Une réaction qui suscite la colère de Florian Philippot: "Qu'est Monsieur Castaner par rapport au général de Villiers aujourd'hui? Il n'est rien!" lâche-t-il à notre micro.

Philippot et les "rageux du FN"

Mais le vice-président du FN, qui a échoué à se faire élire député lors des législatives à Forbach, peut-il continuer à incarner cette opposition alors qu'il est de plus en plus contesté au sein même de son propre parti? "Je n'ai pas dans la tête de partir du Front national", tranche-t-il. "Personne n'imagine que le FN ne soit plus souverainiste." Si plusieurs voix s'élèvent et souhaitent le voir quitter le parti d'extrême-droite, Florian Philippot préfère ne pas s'abaisser à ce genre d'attaques.

"Il peut toujours y avoir deux-trois rageux ou jaloux au Front national qui vont faire une question de personne", juge notre invité, qui prône désormais "l'ouverture" au sein de sa famille politique. "Il faut continuer cette dynamique d'ouvrir le FN, cette politique de collectifs qu'avait faite Marine."

Jé. M. avec AFP