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Législatives: les ténors du FN hésitent à se lancer dans la course

Gaël Nofri en novembre 2012

Gaël Nofri en novembre 2012 - Valery Hache - AFP

INFO BFMTV - Selon nos informations, plusieurs ténors de la formation d'extrême droite, déjà élus au Parlement européen, rechigneraient à se porter candidats aux législatives de 2017 en raison de la règle du non-cumul des mandats. Y compris Marine Le Pen.

Les personnalités les plus en vue du Front national seront-elles candidates aux législatives? Selon nos informations, les cadres dirigeants du parti, Marine Le Pen en tête, hésitent à se lancer dans cette élection. La cause? Le non-cumul des mandats qui ne permet pas de cumuler un mandat de parlementaire européen et un mandat national. Conséquence: des dizaines d’investitures seront gelées jusqu’à la présidentielle de 2017 pour leur laisser un temps de réflexion.

"Il y aura 450 à 500 investitures d’ici l’été", détaille une source en interne.

Pour avancer rapidement, quatre commissions d’investitures sont organisées au mois de juin. La même source explique que les circonscriptions vacantes seront attribuées à des candidats qui rallieraient le FN… ou gelées dans l’attente d’une décision des ténors du parti.

"Cela dépendra de la présidentielle"

"Il y a une vraie réflexion. Y aller ou pas, cela dépendra de la présidentielle", confie un cadre. "Soit on remporte l’élection et la majorité est acquise. Soit on perd face à Hollande à 55/45 et dans ce cas on devient la seule opposition au Parlement. Soit on perd face à Juppé à 60/40 et là le jeu est figé."

Comprendre: si la gauche repasse, Marine Le Pen et son entourage iraient aux législatives avec la certitude d’être élus et de composer un groupe à l’Assemblée nationale. Scénario contrarié si la droite remporte la présidentielle.

"On pourrait aussi envisager, selon la configuration de la présidentielle, que les cadres soient parachutés dans des circonscriptions qui n’étaient pas les leurs en 2012", poursuit cette source. "Mais tout cela est encore à l’état de réflexion, car en cas d’élection, il faudrait démissionner du Parlement européen. Or, on commence à avoir un groupe, l’ENL, qui tourne bien."

V.R. avec Neila Latrous