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Jihadistes tués par la France en Syrie: "Ce ne sont plus des Français", juge Philippot

Le vice-président du FN Florian Philippot était l'invité de BFMTV lundi 12 octobre.

Le vice-président du FN Florian Philippot était l'invité de BFMTV lundi 12 octobre. - BFMTV

"A partir du moment où ces Français entrent dans cette voie du jihadisme et de l’horreur islamiste, pour moi ce ne sont plus des Français", a dit sur BFMTV le vice-président du FN au sujet des Français tués dans des frappes françaises en Syrie.

Invité de Ruth Elkrief lundi sur BFMTV, le vice-président du FN Florian Philippot a estimé que si des jihadistes français avaient été tués lors des frappes aériennes françaises en Syrie, c’était "de leur responsabilité".

"Que des Français jihadistes perdent la vie malheureusement dans cette affaire là, c’est leur responsabilité", a expliqué le bras droit de Marine Le Pen, alors qu'au moins six jihadistes français ont été tués dans les frappes françaises sur un camp d'entraînement de Daesh en Syrie dans la nuit de jeudi à vendredi, a appris lundi BFMTV de sources gouvernementales.

"En allant s’entraîner dans ces camps de la barbarie, eh bien ils savent ce qu’ils font", a-t-il jugé. "A partir du moment où ces Français entrent dans cette voie du jihadisme et de l’horreur islamiste, ils perdent la dignité de Français, pour moi ce ne sont plus des Français."

"Plus dignes d'être Français"

"Ils le sont peut-être encore juridiquement", a encore expliqué Florian Philippot. "Mais j’aimerais qu’ils ne le soient plus, d’ailleurs, parce que vous savez que nous sommes favorables à la déchéance de nationalité française pour les jihadistes binationaux. Mais pour moi, au moins moralement, ils ne sont plus dignes d’être Français".

Florian Philippot est aussi revenu sur le placement en garde à vue de six salariés d'Air France ce lundi matin. "Ces personnes-là doivent être jugées", a-t-il réclamé. Mais il s'en est aussi pris à l'Etat actionnaire, qui pour le coup "est absent et c'est insupportable".

Philippot, tête de liste pour les prochaines élections régionales dans le grand Est, a aussi taclé Nadine Morano après ses propos sur la France "pays de race blanche". "Elle ne fera jamais concurrence en parlant de race parce que le FN pas de définition raciale de la France", a-t-il lancé.