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Attentats: Jean-Marie Le Pen persiste et signe sur la théorie du complot

Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, s'est de nouveau lancé dans des théories complotistes au sujet des attentats qui ont touché la France du 7 au 9 janvier.

Le président d'honneur du Front national, Jean-Marie Le Pen, s'est de nouveau lancé dans des théories complotistes au sujet des attentats qui ont touché la France du 7 au 9 janvier. - Jean-Sébastien Evrard - AFP

Au cours d'une galette des rois à la fédération parisienne du Front national, dimanche dernier, Jean-Marie Le Pen a livré sa vision des attentats qui ont touché la France du 7 au 9 janvier. Il s'est notamment étonné que les terroristes, "membres d'une organisation secrète", aient été tués.

Officiellement, le Front national n'a pas assumé les propos de son fondateur, Jean-Marie Le Pen. Peu de temps après la vague d'attentats qui ont touché la rédaction de Charlie Hebdo, Montrouge et l'Hyper Cacher de la porte Vincennes à Paris, le président d'honneur du FN avait déclaré dans un journal russe, Komsomolskaïa Pravda, que ces attaques portaient "la signature de services secrets". Avant d'alimenter plusieurs théories du complot.

Si sa fille, actuelle présidente du parti, Marine Le Pen, a démenti les propos tenus par son père, et que Florian Philippot s'est de son côté amusé à dire que le président d'honneur du Front national avait "peut-être pris un peu de vodka avant" l'interview en question, le principal intéressé a tout simplement réitéré. Et pas qu'un peu.

"Il ne peut pas y avoir d'improvisation"

Alors qu'il était à Paris pour assister à la galette des rois dimanche dernier, le président d'honneur du Front national a expliqué aux militants frontistes autour de lui qu'il était toujours le même. Pour leur plus grand plaisir.

"Je ne suis pas Charlie, je suis Jean-Marie, et je n'ai pas changé", a ainsi déclaré l'eurodéputé, selon des propos rapportés par Le Monde.

Au sujet des attaques jihadistes qui ont secoué la France, celui qui est également conseiller régional en Provence-Alpes-Côte d'Azur est resté sur la même ligne qu'il avait développée auprès du journal russe. 

"La mise en place de la réaction politico-médiatique fut si rapide qu’il ne peut pas y avoir d’improvisation", a-t-il estimé, toujours selon cette même source. Pour le fondateur du FN, "un plan média était préparé à l'avance".

"Si ce massacre avait eu lieu à Valeurs actuelles..."

Toujours dans la même veine, Jean-Marie Le Pen s'est dit ne pas être "naïf" quant au fait que les terroristes - les frères Kouachi et Amedy Coulibaly - aient été tués. "On peut neutraliser des gens avec des grenades soporifiques", a-t-il avancé, avant d'expliquer que ces trois jihadistes devaient être membres "d'une organisation secrète".

Le président d'honneur du FN a par ailleurs remis en cause les chiffres avancés au sujet de l'immense marche républicaine du 11 janvier, qui, avec près 3,7 millions de personnes partout en France, constitue la plus grande manifestation jamais réalisée dans notre pays. C'était "exagéré", selon lui. "Si ce massacre avait eu lieu à Valeurs actuelles, il n'y aurait pas eu cette mobilisation générale", a-t-il encore attaqué.

Avant, finalement, de rendre hommage aux morts de Charlie Hebdo... en citant une nouvelle fois un vers du poète négationniste Robert Brasillach.

Jé. M.