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François Asselineau réélu à la tête de l'UPR sur fond d'enquête pour agression sexuelle

François Asselineau, le 1er mai 2019 à Paris.

François Asselineau, le 1er mai 2019 à Paris. - JACQUES DEMARTHON / AFP

Un congrès virtuel avait été convoqué après des accusations et l'ouverture d'une enquête pour "harcèlement sexuel" et "agression sexuelle".

Le président de l'Union populaire républicaine François Asselineau a été réélu samedi haut la main à la tête du parti souverainiste, lors d'un congrès virtuel convoqué après des accusations et l'ouverture d'une enquête pour "harcèlement sexuel" et "agression sexuelle".

La liste du chef de l'UPR, ancien candidat à la présidentielle et partisan d'une sortie de la France de l'Union européenne (Frexit), a obtenu la majorité absolue avec 77,7% des voix exprimées (6050 sur 7790), selon les résultats du scrutin publiés par le parti sur son site.

François Asselineau affrontait pour la première fois deux adversaires, dont le chef de file d'opposants Philippe Conte qui réclamait son départ en raison des accusations visant François Asselineau, et a récolté 17,3% des voix. Une troisième liste a obtenu 5%.

Le chef de file des opposants va démissionner

Philippe Conte a annoncé à l'AFP qu'il allait démissionner du parti ainsi que de "nombreux cadres" selon lui. Il s'est dit désireux de rejoindre la mouvance autour de la revue Front populaire de l'essayiste Michel Onfray.

Il considère que François Asselineau ne pourra pas réunir les 500 signatures pour être candidat à la présidentielle de 2022, qu'il soit "innocent ou coupable".

Les militants de l'UPR ont voté par voie électronique, de mercredi à vendredi, pour élire les membres du bureau national par scrutin de listes. Le candidat menant la liste qui obtient la majorité absolue devient président du mouvement.

Deux plaintes déposées

François Asselineau avait convoqué ce congrès en urgence après la diffusion en avril, dans la presse, notamment Libération, et sur les réseaux sociaux, d'accusations de harcèlement sexuel présumé à son encontre, qu'il dément et qualifie de "calomnies".

Deux anciens salariés ont depuis déposé plainte et le parquet de Paris a ouvert le 15 mai une enquête préliminaire des chefs de "harcèlement sexuel" et "agression sexuelle", confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne.

Une quarantaine de cadres du mouvement avaient réclamé la démission de François Asselineau dans une lettre datée du 18 avril et rendue publique par Le Figaro. Ils évoquaient "l'existence de relations particulières et plus qu'insistantes de (la) part" de François Asselineau à l'égard de salariés de l'UPR, "source de graves souffrances psychologiques".

L'UPR revendique 39.000 militants, moitié moins selon les opposants.

C.M. avec AFP