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Fabius: "La France ne paie pas de rançon"

Laurent Fabius ce vendredi matin sur BFMTV.

Laurent Fabius ce vendredi matin sur BFMTV. - BFMTV

VIDEO - Le ministre des Affaires étrangères, invité de BFMTV et RMC ce vendredi matin, est revenu sur la stratégie de la France face à l'Etat islamique, l'accueil des réfugiés, et a réaffirmé que la France ne "payait pas de rançon".

L'Etat islamique "est une menace pour toute la région, pour l'Europe et pour le monde", a martelé le ministre des Affaires étrangères, ce vendredi matin, sur le plateau de BFMTV. Pour Laurent Fabius, ces jihadistes qui opèrent dans le nord de l'Irak et de la Syrie sont "d'une cruauté inouïe (...). Leur objectif est de constituer un califat et d'éliminer tous ceux qui ne pensent pas comme eux."

"D'autres réfugiés seront accueillis"

Jeudi, le ministre était à l'aéroport parisien de Roissy pour accueillir quarante chrétiens irakiens fuyant les persécutions d'EI dans leur pays. Le ministre est revenu sur le sort de ces populations persécutées, minorités chrétiennes et yazidies. Comme la veille, il a réaffirmé ce vendredi que la France "accueillerait d'autres" réfugiés, mais "privilégierait, pour des raisons d'insertion, ceux qui ont un lien avec la France".

"Aucune arme n'a été confisquée"

Laurent Fabius a également rappelé que, dans la lutte contre EI, le cas de la Syrie "ne pouvait pas être éliminé". Evoquant la stratégie française dans ce pays, il a réaffirmé que la France n'était "favorable à des frappes sur EI en Syrie. "La France est pour soutenir l'opposition modérée", a-t-il rappelé. Le ministre nie toutefois fermement que les armes livrées par la France à cette "opposition modérée" aient "pu être confisquées" par des islamistes.

"Couper les financements à EI"

Sur la stratégie de la France face à EI, outre "combattre", il faut aussi "chercher à couper tous les financements" à l'Etat islamique, a rappelé Laurent Fabius. Des financement sur lesquels il affirme que la France possède "quelques indications": "Nous ne sommes pas naïfs", a-t-il lâché. Tout en refusant de soutenir les accusations d'un ministre allemand, qui a récemment pointé du doigt le Qatar.

"La France ne paie pas de rançon"

"La France ne paie pas de rançon", a enfin assené le ministre. Le débat sur le paiement des rançons aux preneurs d'otages a été très récemment relancé après l'exécution en Syrie du journaliste américain James Foley. Les Etats-Unis ont en effet refusé de payer une enveloppe réclamée à la famille d'un montant estimé à 100 millions d'euros: pour Washington comme pour Londres, payer équivaut à financer le terrorisme et augmente le risque de prise d'otage. La France et les autres pays européens sont régulièrement accusés par les Américains de préférer ce biais.

M. T.