BFMTV

Le député François Ruffin propose de créer une aide financière pour les obsèques d'enfants

François Ruffin lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 13 novembre 2018

François Ruffin lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 13 novembre 2018 - Thomas SAMSON / AFP

Le député de La France insoumise propose la création d'une aide automatique, qui ne soit conditionnée ni aux ressources des parents, ni à la cause du décès de l'enfant.

Le député La France insoumise François Ruffin va déposer une proposition de loi pour créer une aide financière "automatique", destinée aux familles touchées par la perte d'un enfant "quelle que soit la cause du décès", a-t-il annoncé ce mercredi.

Son idée prend pour modèle le capital décès, une indemnité forfaitaire de 3.461 euros versée, sous certaines conditions, aux ayants droit d'un salarié décédé. Pour "éviter tout cumul", le député souhaiterait que les dispositifs existants, mais qui ne sont pas automatiques, pour aider les familles des enfants décédés soient supprimés par décret.

"On se propose de ne pas faire de tri, ni sur les conditions de ressources, ni sur la cause du décès. Parce qu'à partir du moment où on fait un tri, cela suppose qu'il y ait des dossiers à remplir (...) C'est tout un tas de complications pour les familles à un moment où elles ont autre chose à l'esprit", a expliqué François Ruffin lors d'une conférence de presse en présence de représentants associatifs.

Une mesure chiffrée à 17 millions d'euros

Le député de la Somme a chiffré à 17 millions d'euros le coût de la création de cette aide financière, soutenue par des députés LR, MoDem, PCF et "Libertés et territoires". La charge pour l'Etat serait compensée par une taxe additionnelle sur le tabac.

"L'espoir que la mesure soit adoptée? Il est nul. Mais on a un rôle d'aiguillon", a expliqué l'Insoumis qui a invité les députés LaREM à s'inspirer de son texte pour faire voter "cette mesure de bon sens" à l'Assemblée, "pourquoi pas" dans le cadre du prochain budget de la sécurité sociale.

Mélanie Rostagnat avec AFP