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Budget 2014: les députés Front de Gauche vont voter contre

Les députés d'extrême gauche s'opposent à la politique actuelle du gouvernement.

Les députés d'extrême gauche s'opposent à la politique actuelle du gouvernement. - -

Les parlementaires d'extrême gauche dénoncent le projet de budget 2014, en particulier la mise en œuvre du crédit d'impôt compétitivité emploi.

Les députés Front de gauche, qui s'étaient abstenus l'année dernière, ont annoncé qu'ils voteraient contre le projet de budget 2014, débattu à partir de mardi à l'Assemblée.

"C'est un très mauvais budget", a expliqué mardi leur chef de file, Nicolas Sensu. "En l'état actuel, nous voterons contre", a ajouté ce membre de la commission des Finances, en dénonçant en particulier la mise en oeuvre du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE). Cette mesure phare du gouvernement vise à relancer la compétitivité des entreprises françaises. "L'annonce du CICE en novembre 2012 a été une rupture de la ligne fiscale du gouvernement. On est dans le dogme de la baisse du coût du travail", a-t-il dénoncé.

Face au débat sur le ras-le-bol fiscal, les députés FG ont déposé une série d'amendements pour "réhabiliter l'impôt" et le rendre "plus juste". "Aujourd'hui les impôts sont injustes parce qu'ils ne sont pas progressifs. Face à la révolte antifiscale qui gronde dans les couches modestes et moyennes, la seule réponse c'est la révolution fiscale", a estimé Nicolas Sensu, regrettant que les "forces régressives soient en train de gagner la bataille idéologique" sur la fiscalité et la baisse des dépenses publiques.

Objectif: réduction du déficit

Le Front de gauche propose notamment un "impôt sur les sociétés progressif pour que les PME ne soient pas traitées comme les grands groupes", et pour les particuliers la création d'une nouvelle tranche de l'impôt sur le revenu à 50%.

Le débat-marathon sur le budget 2014 commence mardi à l'Assemblée par l'examen des recettes, c'est-à-dire de l'impôt, au milieu de polémiques sur un "ras-le-bol" fiscal auquel le gouvernement oppose une "quasi stabilisation" de ces prélèvements contestée à droite.

A quelques mois d'élections municipales et européennes à risques, ce deuxième projet de loi de finances du quinquennat Hollande vise à poursuivre la réduction du déficit et de la dette, mais aussi "muscler" un redressement de la croissance crucial contre le chômage. La France doit trouver 18 milliards d'euros pour ramener en 2014 le déficit public à 3,6% du PIB, comme promis à Bruxelles.

A. G. avec AFP