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Marion Maréchal dans les pas de son grand-père

Marion Maréchal Le Pen dans les couloirs de l'Assemblée national

Marion Maréchal Le Pen dans les couloirs de l'Assemblée national - -

En 40 ans, Jean-Marie Le Pen a quasiment été le seul maître à bord du Front national. Après sa fille, Marine, beaucoup de frontistes parient sur sa petite-fille députée, Marion Maréchal pour assurer la suite.

Alors que le troisième parti de France fête vendredi ses 40 ans, le Front national n'a quasiment connu qu'un seul chef : Jean-Marie Le Pen. L'année dernière, il a passé la main à sa fille. Mais un autre visage se profile pour prendre la relève, celui de Marion Maréchal, petite-fille de Jean-Marie et nièce de Marine.

Benjamin de l'Assemblée, une tradition chez les Le Pen

Marion Maréchal, 22 ans, est la plus jeune députée de toute l'histoire. Pour certains, c'est un "diable à visage d'ange". Pour d'autres, une collègue qu'il faut épauler : "Il y a un certain nombre de députés, pas forcément de mon bord politique, qui ont été particulièrement attentionnés à mon égard et qui m'ont octroyé certains conseils", confie-t-elle.

Un Le Pen junior de l'Assemblée, c'était déjà le cas en 1956. A l'époque, Jean-Marie, était député poujadiste. Il fondera ensuite le FN et se fera connaître aussi pour ses nombreux dérapages, comme celui sur les chambres à gaz.

Sur le sujet, sa petite-fille entend se démarquer de l'héritage politique : "J'admets très volontiers que c'était extrêmement maladroit. Moi-même je ne l'aurais pas formulé comme cela, mais disons que ce n'est pas de cet héritage là que je veux être mais de tout le reste".

"Je ne sais pas si j'en ai les capacités"

Aujourd'hui, Marion Maréchal refuse d'être classée à l'extrême droite, elle préfère parler de droite nationale. A la question "assurera-t-elle la relève ?", la jeune députée assure ne pas être dans le calcul : " Je ne me projette pas forcément dans le destin de ma tante ni celui de mon grand-père. Je sais même pas d'ailleurs si j'en ai la personnalité ou les capacités, c'est la vie qui nous le dira, je ne peux pas vous répondre, pour l'instant j'en sais rien".

Cette année, la jeune femme poursuivra donc son Master de droit public, à la faculté d'Assas à Paris, en parallèle de l'Assemblée. Consciente aussi que, sans groupe parlementaire, il lui sera très difficile de peser.