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Le Front national "apaise" la France, selon Florian Philippot

Le vice-président du Front national a assuré que les discours du FN n'encourageaient pas la haine. Invité ce vendredi sur RMC et BFMTV, Florian Philippot a estimé que les Français en avaient "marre d'être culpabilisés".

Florian Philippot était ce vendredi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV. Le vice-président du Front national a réagi à la demande de Marine Le Pen de faire annuler la participation de sa nièce Marion Maréchal-Le Pen à une émission sur France 2 qui était prévue le 10 novembre.

"Je ne gère pas les agendas des uns et des autres, a commenté le député européen d'extrême droite. Vous savez une campagne présidentielle, c'est une stratégie collective (…). Cette stratégie collective impose parfois que Marine Le Pen souhaite maîtriser ses annonces ou son calendrier. Elle en est la maîtresse puisque c'est elle la candidate."

Florian Philippot a également assuré que si la présidente du FN se décidait finalement à participer à cette émission -elle a décliné l'invitation- elle le ferait "après qu'on connaîtra le candidat désigné par la primaire". Estimant que "c'est la capharnaüm dans la vie politique française et même au plus haut niveau de l'État, on ne sait plus qui décide quoi, il n'y a plus de capitaine, il n'y a plus de cap", il a ajouté: "Chez nous, il y a une capitaine, un cap, une ligne directrice."

"C'est un aveu de Nicolas Sarkozy"

Le député européen a également commenté l'annonce de Nicolas Sarkozy qui a assuré jeudi sur RMC et BFMTV qu'il voterait pour François Hollande si ce dernier se retrouvait face à Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle.

"C'est une clarification bienvenue (…). Tout ce qui va dans le sens de la clarification des clivages et qui permet aux Français de faire leur choix sur des bases plus claires est bienvenue. Avant, ils faisaient semblant de s'écharper avant les premiers tours, puis ils s'entendaient toujours entre les deux tours. Maintenant, ils assument d'être d'accord avant le premier tour et de se faire la courte échelle."

Florian Philippot ajoute: "C'est un aveu de Nicolas Sarkozy. Il avoue que la seule alternative politique en France, c'est le patriotisme de Marine Le Pen."

Islamistes et Bataclan

Interrogé sur la haine que pourrait encourager les discours du Front national, Florian Philippot a donné une tout autre réponse.

"Absolument pas. Les Français en ont marre d'être culpabilisés. Le peuple français est généreux, humaniste, il a accepté pendant des décennies une immigration massive (…). Aujourd'hui, on impose aux Français une dispersion de la "jungle" de Calais, à peu près 11.000 personnes (entre 6.000 et 8.000 migrants vivaient sur la Lande, ndlr) dans 450 communes françaises sans demander leur avis aux habitants. On va faire venir des populations parmi lesquelles on ne sait pas très bien qui se trouve, peut-être même des islamistes, peut-être même des profils identiques à ceux qui se sont fait sauter au Bataclan. Ceux qui se sont fait sauter au Bataclan venaient en partie des flux de migrants" (les trois tueurs présents dans la salle de spectacle le 13 novembre étaient nés en France, ndlr).

Et a finalement répondu: "Oui, je le pense vraiment" à la question de savoir si le FN apaisait la France.

Céline Hussonnois-Alaya