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En 2017, Philippe assurait que le ministre Ferrand démissionnerait en cas de mise en examen

En juin 2017, au moment où Richard Ferrand était ministre de la Cohésion territoriale, Edouard Philippe affirmait alors que tant qu'il n'y avait pas de mise en examen, il n'y avait aucune raison que son ministre démissionne.

Mis en examen dans la nuit de mercredi à jeudi pour "prise illégale d'intérêts" dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand est défendu par l'ensemble de la macronie. Mais sur Twitter, de nombreux internautes et commentateurs réclament sa démission et s'appuient même sur une intervention... d'Edouard Philippe. 

Retour en arrière. En déplacement à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne), le 1er juin 2017, le Premier ministre réagissait à l'ouverture d'une enquête parlementaire par le procureur de Brest dans le cadre de l'affaire des Mutuelles de Bretagne. Richard Ferrand, alors ministre de la Cohésion des territoires, était défendu de la sorte par le chef du gouvernement:

"L'ouverture d'une enquête préliminaire ne change strictement rien à la position que j'ai moi-même formulée publiquement: aussi longtemps qu'il n'y a pas de mise en examen, il n'y a aucune raison de demander à Monsieur Ferrand de démissionner."

De nombreuses réactions

Sur Twitter, les internautes ne se privent pas de rappeler cet épisode à coup de captures d'écran. 

Dans les couloirs de l'Assemblée, la majorité argumente cependant qu'un ministre doit démissionner en cas de mise en examen pour des questions morales, mais que cela ne s'applique pas pour un député, parce qu'il a été "élu".

Clément Boutin avec Mathieu Coache