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Migrants: "Il n'y a pas de fermeture de frontières, il y a des contrôles"

François Hollande et Matteo Renzi lors d'une conférence de presse à Milan.

François Hollande et Matteo Renzi lors d'une conférence de presse à Milan. - Olivier Morin - AFP

A l'occasion de sa venue en Italie pour inaugurer le pavillon français de l'Exposition universelle, François Hollande a réagi à la question des migrants bloqués à la frontière franco-italienne à Vintimille. Une source de tensions entre les deux pays.

Depuis quelques jours, les mêmes scènes. Des policiers français refoulent des migrants venus d'Afrique à la frontière italienne. Ces derniers s'entassent dans des conditions misérables à Vintimille sur des rochers en contre-bas de la route qui leur permettrait de vivre leur rêve européen. Pour ceux qui arrivent à passer la frontière, ils sont systématiquement reconduits à ce camp de fortune. 

La fermeté de la France a contraint l'Italie à hausser le ton. En début de semaine, Matteo Renzi, le président du Conseil, s'indignait face à ce qu'il qualifiait de la posture égoïste adoptée par son voisin. Et brandissait la menace de délivrer des permis de séjours provisoires aux demandeurs d'asile, ce qui leur permettrait de circuler librement dans l'espace Schengen.

"Les règles sont respectées"

Alors que François Hollande se rendait ce dimanche à Milan pour inaugurer le pavillon français de l'Exposition universelle, il souhaitait apaiser les tensions. Les deux chefs d'Etat ont pu s'entretenir abordant notamment la question des migrants. "Il n'y a pas de fermeture des frontières (...) il y a des contrôles qui sont faits", s'est défendu, pour la première fois sur le sujet, le président de la République lors d'une conférence de presse commune. 

"Les règles d'aujourd'hui sont respectées", a assuré François Hollande.

Le président français a expliqué qu'il fallait de la responsabilité sur ce sujet, mais aussi de la solidarité, ajoutant que l'Italie ne pouvait pas gérer toute seule l'afflux de migrants en Italie. "La responsabilité de l'Italie ou d'autres pays qui peuvent être pays d'accueil, c'est, avec l'Europe, de pouvoir enregistrer ces populations et faire en sorte que puissent être traités les réfugiés avec les droits qui doivent leur être accordés", a estimé le chef de l'Etat. 

Assurant "que chaque pays devra prendre un engagement", le chef de l'Etat français a expliqué que la question des quotas "crée une confusion". Une piste qui ne sera pas suivie par l'Europe, selon lui, lors du prochain Conseil européen qui se tiendra jeudi. 

J.C.