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Hollande évoque Chevènement pour diriger la Fondation pour l'islam de France

François Hollande, le 22 juillet 2016.

François Hollande, le 22 juillet 2016. - Stéphane de Sakutin - AFP

Manuel Valls avait ouvert la porte, François Hollande a semblé la refermer mardi soir lors d'une rencontre avec la presse présidentielle à Paris: il n'est pas possible, a dit le président de la République, que l'Etat subventionne le culte, nous nous interdisons tout financement public. 

Taxe halal? Pourquoi pas, pour François Hollande, mais à condition qu'il s'agisse d'une redevance privée.

Le chef de l'Etat a par ailleurs évoqué mardi soir de façon informelle le nom de l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement pour prendre la tête de la Fondation pour l'islam de France, que l'exécutif veut remettre sur les rails. Il a souligné la nécessité pour cette Fondation, créée en 2005 mais paralysée par des dissensions internes, d'exercer un contrôle notamment sur le financement des mosquées.

Cette Fondation des oeuvres de l'islam de France, "il faut la conforter, la doter", a ajouté le chef de l'Etat, avant de citer le nom de l'ancien président du Mouvement des Citoyens, Jean-Pierre Chevènement, connu pour son attachement à la laïcité, pour prendre la tête de cette instance.

Le débat sur le financement de la construction des lieux de culte musulmans a resurgi avec les attentats, notamment celui de la semaine dernière contre une église près de Rouen où un prêtre a été égorgé en disant sa messe.

V.R. avec Adrien Gindre