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Gaza: l'Elysée débloque 11 millions d'euros d'aide humanitaire

François Hollande a décidé jeudi de débloquer 11 millions d'euros pour l'aide humanitaire à Gaza.

François Hollande a décidé jeudi de débloquer 11 millions d'euros pour l'aide humanitaire à Gaza. - -

Sur ces 11 millions d'euros, huit seront versés à l'Autorité palestinienne, installée en Cisjordanie, et trois aux Nations Unies et à des Organisations non gouvernementales (ONG).

La France fait un geste pour Gaza. La durée et l'intensité des bombardements de l'opération israélienne "Bordure protectrice", menée le 8 juillet dernier par Israël contre le Hamas, provoque une situation humanitaire difficilement tenable à Gaza, où plus de 700 Palestiniens sont morts depuis le début du conflit.

Résultat: le président François Hollande a annoncé jeudi, en recevant des ONG à l'Elysée, le déblocage par la France de 11 millions d'euros pour l'aide humanitaire à Gaza, a annoncé la présidence de la République dans un communiqué.

Sur ces 11 millions d'euros, huit seront versés à l'Autorité palestinienne, installée en Cisjordanie, et trois aux Nations Unies et à des Organisations non gouvernementales (ONG), a précisé à la presse une conseillère du président.

Plus de 130.000 déplacés

Les principales ONG françaises reçues jeudi matin par le chef de l'Etat ont expliqué lui avoir demandé d'œuvrer à une trêve pour pouvoir apporter de l'aide aux Gazaouis et d'amener Israël à épargner les hôpitaux.

"On était là tous pour témoigner de la situation sur le terrain. Il [François Hollande] nous a écoutés très longuement et de façon exhaustive. Et en face nous avons eu un certain nombre de demandes : un cessez-le-feu, un accès aux populations, la sanctuarisation des lieux de soins, et des endroits où se réfugient les nombreux déplacés. Ils sont plus de 130.000", a déclaré lors d'un point presse François Sivignon, la vice-présidente de Médecins du Monde.

"Outre la demande d’ouvertures des points de passage vers Gaza pour faire passer des médicaments et des personnes. Nous avons tous des équipes d’urgence qui sont en attente aux frontières", a-t-elle ajouté.

S. C. avec AFP et M.G.