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SONDAGE BFMTV - Élections régionales: 36% des électeurs se disent sûrs d'aller voter au premier tour

Une carte électorale et du désinfectant

Une carte électorale et du désinfectant - Christophe ARCHAMBAULT / AFP

À cinq jours du premier tour du scrutin, la participation s'annonce extrêmement faible et pourrait marquer une nette baisse avec le premier tour des régionales de 2015.

Le parti de l'abstention sera-t-il le grand gagnant des élections régionales prévues les 20 et 27 juin? À cinq jours du premier tour du scrutin, selon un sondage réalisé par Elabe pour BFMTV, seuls 36% des personnes interrogées se déclarent sûres de se rendre aux urnes ce dimanche.

Moins certain, 10% de ce même panel envisage "sérieusement" d'aller voter.

"Ce qui laisse entrevoir un niveau de participation entre 36% et 41%", analyse l'institut de sondages.

Selon l'Insee, en mai 2021, 47,9 millions de personnes étaient inscrites sur les listes électorales en France. 94% des Français en âge de voter sont inscrits, selon cette même source. Au premier tour des régionales de 2015, 50% des inscrits s'étaient abstenus.

Défiance, désintérêt, manque d'information

Pour expliquer leur volonté de s'abstenir, les personnes interrogées avancent plusieurs pistes. En premier lieu, c'est la défiance envers la classe politique qui est cité (43%). Vient ensuite le manque d'intérêt (30%) puis le sentiment d'inutilité du vote à ce scrutin (14%).

34% des abstentionnistes déclarent aussi ne se retrouver dans aucune des listes candidates et 32% invoquent des raisons pratiques, à l'instar d'un problème de calendrier.

Parmi les personnes qui s'abstiendront potentiellement, 35% invoquent le manque de connaissance des candidats en présence, et 10% déclarent qu'elles ne savaient pas que se tenait une élection ce dimanche 20 juin.

Sondage Elabe pour BFMTV du 17 juin 2021
Sondage Elabe pour BFMTV du 17 juin 2021 © BFMTV

La sécurité mise en avant

Thématique-phare de la campagne car régulièrement invoquée par les candidats, la sécurité n'est pourtant pas une compétence des régions.

Selon notre sondage Elabe, il s'agit toutefois de la première préoccupation mise en avant par les personnes interrogées.

Sondage Elabe pour BFMTV du 17 juin 2021
Sondage Elabe pour BFMTV du 17 juin 2021 © BFMTV

Pour 42% des sondés, la sécurité doit être la priorité du prochain ou de la prochaine dirigeante de région. Ce thème arrive largement en tête, devant l'emploi, le développement économique et la formation (32%), la santé (30%), le pouvoir d'achat (27%), l'environnement (26%), l'immigration (24%) ou encore les inégalités et l'éducation (18%).

Pour mémoire, les compétences de la collectivité régionale sont, entre autres, les lycées, les transports, l'aménagement du territoire et le développement économique.

Entre enjeux nationaux et régionaux

Il apparaît, au vu des réponses formulées à Elabe, que les Français voient en le scrutin régional une élection hybride, entre les dimensions régionale et nationale.

49% des personnes qui comptent se déplacer aux urnes dimanche font valoir que leur vote sera porté tant par des considérations politiques nationales que régionales.

Une plus petite proportion (39%) est motivée par les enjeux strictement régionaux. A contrario, 12% invoque des enjeux nationaux.

50% des personnes qui comptent aller voter au premier tour indiquent que leur choix n'aura aucun lien avec la politique menée par l'exécutif. Inversement, ils seront 34% à compter sur ce vote pour exprimer leur opposition au gouvernement, et 16% à vouloir témoigner leur soutien à ce dernier.

Sondage Elabe pour BFMTV du 17 juin 2021
Sondage Elabe pour BFMTV du 17 juin 2021 © BFMTV

L'échelon régional reste toutefois méconnu de la population, à en croire notre enquête Elabe, puisque 58% des personnes interrogées ne parviennent pas à donner le nom du patron de l'exécutif régional de leur lieu de résidence habituelle.

Un chiffre qui diminue à mesure de la jeunesse des sondés. 21% des 18-24 ans connaissent le nom du ou de la présidente de région, là où 57% des 65 ans et plus sont capables de fournir une réponse.

L'enquête a été réalisée sur un échantillon de 1200 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas. L'interrogation a eu lieu par internet les 15 et 16 juin.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV