BFMTV

Régionales: la gauche ne conserverait que trois régions...

François Hollande et Manuel Valls peuvent craindre les régionales de 2015 pour la majorité

François Hollande et Manuel Valls peuvent craindre les régionales de 2015 pour la majorité - AFP

Battue largement lors des municipales puis des régionales, absente du second tour lors de législatives partielles, la majorité craint les départementales et les régionales de 2015. A raison, selon une étude du quotidien L'Opinion.

François Hollande, Manuel Valls, comme l’ensemble du Parti socialiste, voire de la majorité élargie, ont tout à craindre des deux scrutins prévus en 2015. Que ce soit lors des départementales de mars ou des régionales du mois de décembre, une défaite semble d’ores et déjà acquise. Reste la question de l’ampleur de la débâcle. Selon L’Opinion lundi, la gauche, qui dirige aujourd’hui 21 des 22 régions métropolitaines pourrait perdre la majorité des 13 futures régions dessinées par la nouvelle carte de France. Le Parti socialiste ne serait ainsi en mesure de ne conserver que la Bretagne du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, la nouvelle Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon et la Corse.

"Enrayer la machine à perdre"

L’expert électoral, Xavier Chinaud, qui a réalisé l’étude pour le quotidien évoque un "plan de licenciement massif" par les urnes pour imager ses projections et prévoit que "le fait politique majeur du scrutin régional sera l’effondrement de la gauche plurielle". Néanmoins, il sera intéressant d’observer "la capacité de la majorité à se rassembler pour enrayer la machine à perdre" après les défaites aux municipales puis aux européennes, pointe Xavier Chinaud.

D’autant plus que les prédictions pour les départementales ne sont guère plus encourageantes et la gauche se prépare à perdre une large majorité des 61 départements qu’elle dirige. Les pessimistes ne voient que 15 départements "gagnables". Un récent sondage publié par L'Express ne donne d’ailleurs que la troisième place au PS derrière l’UMP et le FN.

De 120 à 400 conseillers régionaux pour le FN?

Mais pour L’Opinion, outre la défaite annoncée de la gauche, les régionales seront aussi l’occasion de mesurer les forces entre l’UMP, fraîchement reconquise par Nicolas Sarkozy et qui devrait reprendre entre 6 et 9 régions dont l’Île-de-France si elle parvient à s’entendre avec le Centre, et le Front national de Marine Le Pen, autoproclamé premier parti de France depuis les européennes.

La présidente du FN pourrait elle-même être candidate dans la Nord-Pas-de-Calais-Picardie qui est aussi la seule région que Xavier Chinaud voit emportée par le parti d’extrême droite. Le score de Jean-Marie Le Pen en Provence-Alpes-Côte-d’Azur sera aussi scruté, tout comme de possible "Front républicain" pour faire barrage au FN dans certaines régions.

Mais au-delà des succès régionaux, "en 2015, le FN pourrait remporter près de 400 conseillers régionaux", contre 120 aujourd’hui, pointe l’expert. Avec comme conséquence première d’assurer aisément les 500 signatures à Marine Le Pen au moment de se lancer dans la course à la présidentielle de 2017.

Samuel Auffray