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EN DIRECT - Anne Hidalgo sur la Primaire populaire: "C'est sympathique, mais je continue mon chemin"

En grande difficulté dans les derniers sondages d'opinion, la maire de Paris et candidate du Parti socialiste pour la prochaine élection présidentielle est l'invitée ce jeudi matin des antennes de BFMTV et de RMC dans le cadre de l'émission 2022 Grand Format.

Sur le crack à Paris, le ministre de l'Intérieur et le préfet de police "ont essayé de me rendre responsable de cette situation", attaque Hidalgo

En ce qui concerne la situation du crack à Paris, Anne Hidalo est extrêmement remontée et estime que le ministre de l'Intérieur et le préfet de police "ont essayé de me rendre responsable de cette situation." La candidate socialiste a en outre assuré vouloir, au nom de la mairie de Paris, souhaiter saisir la Cour européenne des droits de l'homme.

"Nous redisons au ministre de l'Intérieur et au Préfet de police que nous ne sommes pas d’accord avec cette idée qu’on déplace le problème sans s’en occuper. Vous croyez que je vais endosser la responsabilité qui est la leur car ils n’assument pas? Non. Cette chose la finit par se voir, ils instrumentalisent ce dossier contre mais se retrouvent avec tout le monde contre eux", affirme-t-elle.

Selon la candidate, il existe bel et bien des solutions afin de traiter ce problème.

"On le traite en créant des lieux pour les personnes toxicomanes, qu’il faut traiter à l’hôpital. Les personnes toxicomanes vont dans un hôpital ou elles sont suivies par des structures, des psychiatres, qui accompagnent dans une réduction des risques. Ce gouvernement ferme les yeux et laisse des riverains, maires, et personnes en situation de danger pour elles-mêmes errer dans des zones de non-droit."

Anne Hidalgo souhaite donner 5000 euros pour tous les jeunes de 18 ans

Anne Hidalgo assure "faire confiance" aux jeunes dans l'idée de donner 5000 euros aux Français âgés de 18 ans. "Arrêtons de nous indigner quand il faut faire confiance aux jeunes ou aux catégories populaires, aux classes moyennes, et jamais quand il s’agit de faire des cadeaux à ceux qui vont très bien."

"Vous pouvez avoir des jeunes qui vont se regrouper à plusieurs pour créer une association, un projet. Beaucoup travaillent déjà comme ça, se projettent dans leur vie future. Ce capital va leur permettre de développer leur créativité", ajoute-t-elle.

"Il faut remettre du service public partout pour faire tenir notre pays", assure Hidalgo

Lors de son interview à notre antenne, la candidate socialiste assure que "pour faire tenir le pays", il convient de "remettre du service public partout."

"Les personnes âgées quand elles sont obligées d'appeler par téléphone ou de passer par le numérique avec lequel elles ne sont pas très à l'aise, et qu’elles n’ont personne, quand elles appellent des plateformes téléphonique... Il faut remettre du service public partout pour faire tenir notre pays, certains ont cru qu’il suffisait de remplacer les hommes par des machines, mais ça ne marche pas."

Pour elle, il convient de "nous appuyer sur les maires. Je propose qu'il y ait dans la décentralisation du pays un travail entre l’état et les maires pour remettre du service public."

Anne Hidalgo: "Je propose que l'on démarre la carrière d'un professeur des écoles à 2300 euros"

Alors que ce jeudi est marqué par une nouvelle journée de mobilisation des syndicats d'enseignants, la candidate socialiste a ce jeudi proposé une revalorisation des salaires de ces derniers.

"Les profs français sont parmi les plus mal payés en Europe, deux fois moins que leurs collègues allemands et néerlandais, ou espagnols et portugais Cette question du salaire des profs est un problème", assure-t-elle.

Pour elle, la solution est un changement total de la grille indiciaire de cette profession.

"Je dis qu’il faudra aller vers un doublement des salaires, c'est un objectif et un cap. Nous pouvons et devons démarrer par les salaires des profs entrants. Un professeur des écoles aujorud’hui démarre à 1700 euros, sa grille indiciaire, il termine à 2500 euros. Ce que je propose pour aller vers cet objectif de rattrapage, c'est qu’on démarre la carrière à 2300 euros parce que c’est le niveau de salaire qu’ont les personnes qui ont le même niveau d’étude", détaille Anne Hidalgo.

Pour Hidalgo, la campagne présidentielle "n'a pas complètement démarré"

Sur les antennes de BFMTV et de RMC, la candidate socialiste a souligné que la campagne présidentielle "commence, mais n'a pas complètement démarré."

"Le temps de campagne que l’on vient de vivre était un temps de préparation, d’organisation, je l’ai consacré à préparer mon équipe et mon projet, je veux arriver devant les Français en disant ce que je veux proposer, faire, avec un projet chiffré", explique-t-elle.

Selon elle, "nous sommes en janvier, les Français s’intéressent à ce que nous proposons, je le sens pas les sollicitations, la campagne va démarrer lorsque tout le monde sera sur la ligne de départ", ajoute Anne Hidalgo, qui ici pointe Emmanuel Macron qui ne s'est toujours pas déclaré pour le futur scrutin.

Anne Hidalgo déplore une "désunion de la gauche" mais "continue (son) chemin"

Lors de cette même interview, Anne Hidalgo a assuré que l'actuelle "désunion de la gauche désespère le peuple de gauche"

"En décembre j’ai pris le risque de proposer de se réunir pourpouvoir ensemble faire une primaire, c'était une façon de réoccuper l’espace politique et médiatique. C’était une orientation stratégique majeure à un moment où la gauche devait faire quelque chose. Ca ne s’est pas passé car les partenaires ont refusé cela", explique-t-elle.

En ce qui concerne la primaire populaire, cette dernière l'a qualifiée de "très sympathique" mais que "les conditions de ce vote ne sont pas vraiment acceptées."

"C'est intéressant, sympathique, mais je continue mon chemin comme le disent les autres. Nous sommes dans ce moment d'élection attendu par les Français pour poser des orientations."

Hidalgo "pas d'accord" pour faire payer les frais d'hospitalisation aux non-vaccinés

Lors de son entretien avec Apolline de Malherbe, Anne Hidalgo a assuré "ne pas être d'accord pour entrer dans la démarche" de faire payer les soins hospitaliers aux Français qui ne sont pas encore vaccinés.

"On a une stratégie de vaccintion qu’il faut poursuivre, qui permet d’éviter les formes graves de la maladie, il faut continuer la pédagogie. Il faut travailler sur comment on prévient cette malade", explique-t-elle.
"On est dans un pays fracturé, il y a beaucoup d’incompréhension. La meilleure façon d’en sortir, ce n’est pas de distinguer les populations. Il faut réunir les Français", ajoute Anne Hidalgo.

Hidalgo dénonce une inaction du gouvernement sur les violences faites aux femmes

"Ce gouvernement n'aura pas du tout agi" sur le problème des violences faites aux femmes, a assuré mercredi Anne Hidalgo, rappelant qu'elle propose si elle est élue un ministère des Droits des femmes doté d'une budget annuel d'un milliard d'euros.

"En 2022, la situation des femmes reste inacceptable dans notre pays", a regretté la candidate PS à la présidentielle lors d'une visite à Sarcelles (Val-d'Oise) à l'association Du côté des Femmes, qui vient en aide aux victimes de violence.

Cette dernière a évoqué "les féminicides", "les représentations sexistes, sexuées", et " les barrières et plafond de verre" qui touchent encore les femmes dans le monde du travail.

Anne Hidalgo créditée de 2,5% dans un dernier sondage

Dans une ultime enquête Opinion 2022 conduite par l'institut Elabe pour BFMTV, L'Express et SFR, publiée ce mercredi, la maire de Paris est créditée de seulement 2,5% d'intentions de vote pour le premier tour du scrutin, perdant ainsi 0,5% depuis la dernière enquête.

Selon les dernières études, la campagne de la candidate socialiste peine à décoller, et Anne Hidalgo peine à dépasser les 3% dans les différents sondages.

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier Journaliste BFMTV