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Municipales à Paris: Hidalgo met en place une "cellule riposte"

Anne Hidalgo

Anne Hidalgo - -

Anne Hidalgo, candidate socialiste à la mairie de Paris pour 2014, a présenté, mardi, à la presse son équipe de campagne. Prête à affronter son adversaire NKM, elle a mis en place une cellule riposte.

Après avoir vécu dans l'ombre de Bertrand Delanoë, Anne Hidalgo voit son jour arriver. Et c'est sur une petite place ensoleillée du 9e arrondissement de Paris, devant un café parisien, qu'elle a choisi, mardi, de présenter son équipe de campagne. Une manière d'occuper le terrain quelques heures à peine après l'élection de son adversaire, Nathalie Kosciusko-Morizet.

"Joyeuse et dynamique": à plusieurs reprises, la candidate socialiste, arrivée à pied devant les caméras, a insisté sur cet aspect-là de son équipe, composée d'environ 69 personnes, dont 31 femmes. "Ce n'est pas un élément de langage, mais une réalité: Anne Hidalgo est une "grosse bosseuse", mais elle veut que cette campagne se passe dans la bonne humeur", nuance son porte-parole Bruno Julliard à BFMTV.com.

Parmi les têtes connues, on retrouve le maire du 19e François Dagnaud pour gérer la stratégie d'Hidalgo, l'adjoint au maire de Paris Jean-Louis Missika au poste de directeur de campagne, ou encore le député Jean-Marie Le Guen pour s'occuper du Grand Paris.

Delanoë, "le père qu'il faut tuer"?

Pas une seule fois Anne Hidalgo n'a mentionné Bertrand Delanoë, qui d'ailleurs n'était pas présent. Interrogée sur son héritage, la candidate socialiste a continué sur sa lancée, sans le citer. "Mon héritage, je le prends avec le bonheur et la fierté qu'il se doit. Paris a retrouvé son honneur, est redevenue une ville attractive et compétitive, et cela on le doit à ses acteurs, mais aussi à notre bilan", a-t-elle glissé, s'incluant dans ce succès sans l'attribuer nommément au maire actuel.

"Ce n'est pas absolument pas volontaire", tempère Bruno Julliard. "Elle était là pour présenter son équipe, et il n'y a pas eu de moment pour aborder la transition. Cependant, même si c'était involontaire, c'est bien la démonstration que dorénavant, elle mène sa propre campagne, sans s'en référer à tout bout de champ à Bertrand Delanoë", conclut l'ancien président de l'UNEF, syndicat étudiant. Une référence évidente aux attaques de la droite, qui par la voix de NKM, surnomment Hidalgo "l'héritière".

#TeamRiposte

Parmi les différentes cellules de l'équipe de campagne, l'une d'elles porte un nom qui a un air de déjà-vu: la cellule Riposte. Composée de sept "snipers", dont le sénateur David Assouline, la jeune députée Seybah Dagoma, et le médiatique Jean-Luc Romero, elle a pour vocation de contrer l'opposition... à l'instar de la cellule riposte mise en place par Brice Hortefeux, durant la campagne de Sarkozy, et que l'équipe Hollande qualifiait à l'époque (2012) de "cabinet noir". Depuis, l'idée semble avoir fait son chemin à gauche.

"La droite parisienne nous a habitué à être très dure, et il faudra riposter pour ne pas laisser passer de faux arguments", plaide Romero, ancien UMP passé à gauche, qui insiste cependant sur "la dignité" que devra conserver chaque membre de la cellule. "Notre mission passera par les médias, mais aussi par les réseaux sociaux." Le combat des dames peut commencer.

Alexandra Gonzalez