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Législatives: Manuel Valls teste sa popularité nouvelle dans le Doubs

Le Premier ministre Manuel Valls

Le Premier ministre Manuel Valls - BERTRAND GUAY - AFP

La séquence des attentats en France a été bien gérée par l'exécutif et par Manuel Valls, juge l'opinion étude après étude. Fort de ce capital, le Premier ministre sera en meeting à Audincourt, mardi, afin d'en faire profiter le candidat PS à la législative partielle du week-end. 

Manuel Valls requinqué par les enquêtes d'opinion, qui saluent, à l'instar de François Hollande, sa gestion de crise des attentats qui ont frappé la région parisienne début janvier, engage sa personne dans le Doubs mardi soir. Fort de son regain de popularité, le Premier ministre tiendra meeting à Audincourt pour soutenir le candidat socialiste, Frédéric Barbier, en lice pour remplacer Pierre Moscovici, parti à Bruxelles, sur les bancs de l'Assemblée nationale. 

Les électeurs de gauche "ont ressenti de la fierté en voyant la manière dont les choses ont été gérées par le gouvernement", assure Frédéric Barbier à BFMTV qui espère en tirer profit mais reste prudent. "Il peut y avoir un petit sursaut, mais je ne sais pas de quelle ampleur". Sur place, les habitants interrogés par BFMTV sont mitigés sur la venue de Manuel Valls.

Wauquiez, Bertrand et peut-être Sarkozy sur place

Pourtant, ce scrutin s'annonce, comme les précédents, très délicat pour le candidat de la majorité. Mais preuve que la législative partielle de la 4e circonscription du Doubs est importante et le contexte particulier, les autres partis ont également dépêché sur place des poids lourds.

Ainsi, le secrétaire général de l'UMP Laurent Wauquiez a précédé le candidat à la primaire Xavier Bertrand sur place avant peut-être que Nicolas Sarkozy s'y rende entre les deux tours. Et les ténors n'hésitent pas à nationaliser le vote. "On parle de la succession de Moscovici", a expliqué mercredi Laurent Wauquiez devant des militants. "Moscovici, c'est lui qui a fait exploser les impôts en France. C'est lui qui a contribué à ruiner le pays."

Marine Le Pen sur place contre le "péril islamiste"

Un second tour qui pourrait opposer le candidat de l'opposition au Rassemblement Bleu Marine - Front national. Consciente de la chance du FN d'envoyer un troisième député à Paris, la présidente Marine Le Pen est venue en personne tracter avec Sophie Montel alors que sa formation politique a enregistré une hausse des adhésions depuis les attentats en France dans le département après avoir été créditée de 36% des voix aux européennes.

"C'est indéniable, il y a un effet attentats qui risque de mobiliser notre électorat", imagine la candidate qui n'hésite pas à capitaliser sur l'actualité nationale. Et sur les encarts distribués par le FN, le "péril islamiste" apparaît en grosses lettres en écho aux événements de Charlie Hebdo.

Dans cette situation, si la majorité absolue au Palais Bourbon est déjà perdue, un succès aurait valeur de symbole pour le PS et pour Manuel Valls présent en première ligne. Comme un sursaut après 13 défaites consécutives, dont la moitié sans accéder au second tour.

Samuel Auffray