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Elections municipales: Yannick Jadot ne cache plus les ambitions des écologistes à Lyon et Villeurbanne

Le chef de file d'EELV était à Villeurbanne lundi pour son premier déplacement de l'année. "Le temps des écologistes est venu", veut croire Yannick Jadot.

La métropole lyonnaise va-t-elle se teinter de vert au mois de mars prochain ? Yannick Jadot y croit dur comme fer. Le patron d'Europe-Ecologie-Les Verts était à Villeurbanne lundi pour venir soutenir les candidats aux prochaines élections municipales. Et le chef de file des écologistes a affiché ses ambitions. 

"Transpirez l'envie d'être maires", a lancé celui qui a enjoint ses troupes à être ambitieuses lors de sa visite éclair. "Le temps des écologistes est venu à Lyon, à Villeurbanne, et dans sa métropole", a ajouté l'ex-tête de liste aux élections européennes qui a fait changer EELV de dimension en devenant la 3e force politique en mai 2019.

Bien placés dans les sondages

Dans l'agglomération lyonnaise, les écologistes sont encouragés par de bons sondages. Dans la métropole, leur candidat Bruno Bernard est pour l'instant le seul à être en mesure de rivaliser avec l'emblématique maire de Lyon Gérard Collomb. 

A Villeurbanne, l'ancienne adjointe Béatrice Vessiller est l'une des favoris à la succession du maire socialiste Jean-Paul Bret, qui ne se représente pas et qui laisse une majorité divisée entre soutien à LREM et soutien au PS. Et si l'on ajoute Lyon intra-muros, où Grégory Doucet est en pôle position, "on peut vraiment gagner les trois" collectivités, se réjouit Bruno Bernard.

Lyon, "berceau de l'écologie"

Alors dans les locaux de campagne, Yannick Jadot a délivré un discours de conquête:

"Il n'est plus question d'être les supplétifs et les partenaires sympas, qui nous battons au sein de majorités que nous ne dirigeons pas", a-t-il affirmé. "Lyon a été le berceau de la 'macronie'. Il est temps que Lyon entre dans une nouvelle ère qui soit le berceau de l'écologie", a-t-il complété. 

"Gérard Collomb a été un temps le maire qu'il fallait à Lyon, comme Chirac et Delanoë ont été celui qu'il fallait à Paris, comme Chaban-Delmas et Juppé ont été celui qu'il fallait à Bordeaux", a seulement concédé Yannick Jadot.

"J'ai fait beaucoup de campagnes et on disait 'On va viser 15% et si on a 10% on sera content'. Mais celle-ci est vraiment sérieuse", assure Benjamin Badouard, en deuxième position sur la liste de la circonscription Lyon-Est. 

Résultat, témoigne le directeur de campagne de Bruno Bernard, Axel Marin: "En 2014 on se demandait comment on allait faire pour monter des listes, là les gens se battent pour figurer dessus".

Benjamin Rieth avec AFP