BFMTV

Ecoutes de Sarkozy: "l'exécutif n'en connaissait pas le contenu", assure Ayrault

Jean-Marc Ayrault, mardi soir au 20h de France 2.

Jean-Marc Ayrault, mardi soir au 20h de France 2. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

"Ni moi, ni la garde des Sceaux" Christiane Taubira n'étions informé du contenu de ces écoutes, a détaillé le Premier ministre sur France 2 après avoir admis être au courant depuis la fin février.

"L'exécutif ne connaissait pas le contenu" des écoutes mise en place à l'encontre de Nicolas Sarkozy, a assuré mardi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault sur France 2. "Ni moi, ni la garde des Sceaux" Christiane Taubira, a-t-il poursuivi tandis que le Canard enchaîné a dévoilé une synthèse transmise à la ministre de la Justice fin février. "La justice n'a aucun compte à rendre au Premier ministre ou à la ministre, a poursuivi Jean-Marc Ayrault. Je défends son indépendance".

Le Premier ministre a néanmoins admis avoir eu connaissance de la procédure en cours à cette époque car "de nouveaux éléments graves sont apparus" dans l'enquête sur le financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy par la Libye. Une information judiciaire visant l'ex-président avait été ouverte, conduisant à prévenir Christiane Taubira.

Mais avant, "nous ne savions pas que les écoutes étaient diligentées", a-t-il insisté.

Sarkozy, "un justiciable comme les autres"

"Dans cette affaire, on dit tout et n'importe quoi", a déploré Jean-Marc Ayrault avant de s'en prendre à l'opposition. "La méthode" de l'UMP qui consiste à "discréditer les juges, la Justice. Ils sont dans la théorie du complot", a estimé le Premier ministre. La culture du complot" qui est celle de l'UMP depuis des années" fait "du tort à la République. 

Nicolas Sarkozy "est devenu un justiciable comme les autres et doit se soumettre à la justice comme les autres" , a également estimé Jean-Marc Ayrault.

Suivez Jean-Jacques Bourdin sur Twitter
Follow @JJBourdin_RMC

Réagissez sur le compte Twitter d'RMC avec le hashtag #BourdinDirect Tweet #Bourdindirect

La rédaction