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Des précommandes de Spoutnik V à Nice? Estrosi veut recevoir des doses du vaccin russe

Le maire de Nice souhaite que la campagne de vaccination contre le Covid-19 monte en puissance avec le recours au vaccin russe.

Alors qu'un cinquième centre de vaccination est sur le point d'ouvrir à Nice, Christian Estrosi souhaite une nouvelle montée en puissance de la vaccination dans le département des Alpes-Maritimes, et demande le recours au vaccin russe Spoutnik V, qui n'a pas reçu pour l'heure l'assentiment des autorités sanitaires européennes et françaises.

"Pour l'instant, on nous dit, l'Union européenne, la Commission, est en train d'étudier ça pour voir s'il peut y avoir une validation au mois de juin'", a déclaré sur BFMTV-RMC le maire de Nice ce mardi matin.

L'Agence européenne des médicaments (AEM) a annoncé le 4 mars avoir commencé à examiner le vaccin Spoutnik V, développé par le centre national russe d'épidémiologie et microbiologie Gamaleya.

Un vaccin autorisé dans 57 pays

Christian Estrosi affirme vouloir recourir à "tout ce qui peut nous permettre de monter en puissance", arguant que "ce vaccin est utilisé dans 48 pays dans le monde, et qu'il semble d'après toutes les études scientifiques avoir fait ses preuves".

Selon le Fonds souverain russe (RDIF), cité lundi par l'Agence France-Presse (AFP), le vaccin russe est désormais autorisé dans 57 pays, et concerne potentiellement 1,5 milliard de personnes.

"Sur le Pfizer, sur le Moderna, sur l'AstraZeneca, sur Johnson & Johnson, ce sont des commandes européennes. Comme il n'y a aucune commande européenne sur le Spoutnik, ça veut dire que donc commercialement nous pourrions passer des commandes. La seule chose, c'est que je n'ai pas le droit de l'administrer, et qu'il faut que la Haute autorité de santé donne son feu vert. Mais je peux passer des commandes", a fait valoir Christian Estrosi.

Suppléer l'action de l'État

L'élu Les Républicains compare cette action à la commande et importation de masques chirurgicaux en mars 2020, lors du premier confinement. "L'État ne disait pas quelque mot que ce soit pour s'y opposer parce qu'on apportait une réponse", a-t-il appuyé ce mardi. "Aujourd'hui, nous sommes en capacité d'apporter des réponses pour ce domaine (vaccinal, NDLR)", a-t-il ajouté.

A-t-il d'ores et déjà passé des précommandes du vaccin Spoutnik? "On peut le considérer comme tel", a répondu l'édile, sans donner davantage de précisions. Le 12 mars dernier sur France Bleu Azur, Christian Estrosi avait déjà assuré qu'il était "en mesure d'obtenir rapidement, des dizaines de milliers de doses de Spoutnik".

À l'heure actuelle en France, quatre vaccins sont autorisés: ceux de Pfizer-BioNTech, de Moderna, d'AstraZeneca et de Johnson & Johnson. A noter que ce dernier a été approuvé mi-mars par les autorités européennes, mais n'est pas encore utilisé car les premières livraisons n'interviendront qu'à compter du 19 avril en Europe.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV